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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 15:49

Vu aujourd'hui dans un article du Monde.fr : "les blogs : info ou influence ?"

Malgré son titre (qui pourrait laisser espérer un débat de fond sur le potentiel d'influence des bloggeurs) cet article s’interroge principalement sur les différences entre de « vrais » journalistes (la carte de presse semblant être un des critères principaux) et des bloggeurs.

 

De mon point de vue, la question n’est pas de juger le professionnalisme d’un blogueur quand à sa hiérarchisation  de l’information ou le recoupement de ses sources par exemple,  mais plutôt sur le crédit que lui accorde le(s) lecteur(s).

Si « la vérité n’est pas ce qui est, mais ce qui se croit », alors c’est au lecteur/internaute de choisir la source qui lui semble la plus fiable et la mieux structurée. Il parait donc exagéré que certains journalistes sentent leur métier dévaloriser ("A force de dire que tout le monde peut être journaliste, on dévalorise ce métier et on occulte le fait que la bonne information a un coût. »)  face à des bloggeurs qui pour la plupart, comme le précise Nicolas Vanbremeersh (auteur de l'ex blog versac et dirigeant de Spintank) considèrent leurs blogs comme « un plaisir et une activité annexe ».

 

Malgré cet aspect plutôt corporatiste de l’article, il est intéressant de noter le prise de conscience autours du potentiel d’influence des blogs, que ce soit pour diffuser largement des informations aussi bien que pour mettre en avant un produit ou une marque. Voici quelques citations tirées de l’article et venant mettre en avant ce phénomène de prise de conscience du web 2.0 :

 

- « Nous sommes obligés d'en tenir compte, ne serait-ce que pour éviter un buzz négatif », (Anne Shapiro-Niel, présidente de l'Association des professionnels des relations presse et de la communication) ;

- « je suis pour ouvrir davantage nos portes aux blogueurs les plus influents. » (Franck Louvrier, responsable de la communication à la présidence de la République)

 

 

 

 

D’un point de vue des métiers liés à l’e-réputation (veille, stratégie) ce focus sur le potentiel d’influence (de marketing, politique, communicationnel, et bien d’autres encore) du web 2.0 est plutôt rassurant pour l’avenir et démontre surtout l’utilité grandissante des méthodes et outils liés à la stratégie sur le web 2.0.

 

La communication d’influence (positive ou négative), je parle ici d’une communication visant à influencer l’opinion publique par le biais de relais permettant une diffusion massive mais ciblée, n’était il y a encore quelques années faisable que par le biais des médias traditionnels.

L’arrivée du web et de ses utilisateurs de plus en plus nombreux vient radicalement changer la donne. Les questions qui se posent alors sont les suivantes : faut-il avoir peur des nouveaux usages développés par le web 2.0 (permettant il est vrai le lancement de rumeurs, de buzz négatifs, etc.) ? Le web 2.0 et ses outils vont-ils remplacer les médias traditionnels, ou alors leur permettre de se diversifier ?

 

Dans tout les cas il parait évident que chaque professionnel et chaque passionnés du web se doivent d’adopter un discours « pédagogique » afin de lever toute ambiguïté sur le potentiel négatif du web 2.0 (cette approche semble aussi nécessaire en ce qui concerne la veille, rappelez-vous ). Mais d’ailleurs, y’a-t-il une « éthique 2.0 » ?....


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Published by Camille A - dans Rayon Actualité
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