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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 12:03

L’e-réputation est devenue en quelques temps un concept inhérent aux stratégies marketing et de communication des organisations. D’un point de vu de l’individu aussi, cette approche consistant à prendre conscience de sa présence numérique est devenue indispensable.

Après un peu plus d’un an à m’intéresser au sujet, et presque une année de blogging intensif (mais j’y reviendrais dans un futur billet), je me permet un petit rapport d’étonnement sur la croissance impressionnante de ce sujet. Que ce soit au niveau des prestataires, des bloggeurs, des médias « traditionnels », etc.

 



Tout d’abord sur le web


 

Comme le montre le graphique ci-dessous (réalisé sur le très bon outil : Google Insights ) l’e-réputation est un sujet de plus en plus discuté, et surtout recherché par les internautes  :


 

 

Le début de l’année 2009 a vu un pic des recherches sur ce sujet, annonçant ainsi le début de ce nouveau « phénomène ». Depuis, le nombre de recherches concernant l’e-réputation reste constant. Rappelons que pour 2008, Google ne peut générer des statistiques tellement le volume de recherches était faible...


Cette augmentation soudaine de l’intérêt pour l’e-réputation se traduit aussi dans la volumétrie des articles publiés sur le sujet dans les blogs français ces 3 derniers mois :


 

 

Un rythme constant de parutions, avec un pic durant le mois d’août, et spécialement à la rentrée. De plus en plus de blogs traitant de l’e-réputation se créent, apportant différentes approches du sujet (analyses, outils, actualités, etc.). De même, de plus en plus de bloggeurs écrivant habituellement sur la veille ou l’intelligence économique de manière globale, sur les marketing, sur le web, sur la communication, etc. se mettent à écrire sur ce sujet.

Je penses que cet engouement est bénéfique pour tous car il permet à chacun de se forger une opinion (c’est le cas de le dire) sur ce concept, et ainsi de l’appréhender d’une manière plus large.


Il est aussi intéressant de constater que la plupart des articles écrits sont encore assez « pédagogiques » : ils visent à présenter simplement les méthodes, les outils, les « cas d’écoles », nécessaires à une meilleure compréhension de l’e-réputation et de ses enjeux.

Et encore, les bloggeurs vont plus en profondeur que les sites généralistes, voir les médias en général. L’on voit apparaître peut à peut des articles visant à sensibiliser les internautes et les entreprises aux risques (et rarement aux opportunités d’ailleurs) liées à la surveillance de leur notoriété numérique...


 

L’offre et la demande


 

J’aurais très bien pu intituler cet article « E-réputation : un marché qui monte, qui monte... ».

L’offre de prestations en gestion et surveillance de l’e-réputation a elle aussi explosée. Quand j’ai commencé a rechercher des agences et éditeurs de logiciels français, en décembre 2008, ma liste ne comprenait qu’une vingtaine de sociétés. Aujourd’hui, ils sont 93 !


Cette ruée vers l’e-réputation est parfois vue comme de l’opportunisme : c’est un sujet à la mode, il faut pouvoir se positionner dessus si un client en fait la demande.

Mais c’est aussi (à mon avis) la  continuation logique de prestations proposées par de nombreuses agences issues du web, de la communication digitale, du référencement...et de la veille bien entendu.


Je ne débattrais pas ici sur « qui est le plus légitime pour  vendre de l’e-réputation », tant je constates que les offres convergent, ainsi que le langage utilisé pour les présenter.

Mais est-ce que cette augmentation exponentielle des prestataires est-elle accordée à la demande ?!


Au-delà de la nécessaire phase de sensibilisation (jouant malheureusement trop sur la peur du web et des méchants internautes.. j’insiste), les organisations expriment-elles un réel besoin en la matière ?!


Vu sous l’angle du marketing (enfin du « social media marketing ») il paraît évident aux entreprises de transformer l’essai du web, au vu des résultats possibles, et surtout du faible coût des opérations de buzz. Cependant, la demande va-t-elle suivre l’offre ? Verra t’on d’ici peu tout ces nouveaux prestataires disparaître, au profit notamment des grands groupes qui au-delà de l’e-réputation ont des fonds de commerce bien stabilisés ? L’avenir nous le dira sûrement...

 

Il est intéressant par contre de remarquer que ce doute face à l’adaptation de la demande à l’offre n’a pas échappé aux agences, qui préfèrent encore recruter des stagiaires plutôt que des postes fixes. Même si le mois de septembre à vu quelques offres d’emplois passer.

Offres d’emplois qui, d’ailleurs, attirent de plus en plus de candidats. Pour exemple, l’offre diffusée par Performics visant à pourvoir le poste  que je quitte, a attiré une quarantaine de candidats. Tous ayant des profils différents, mais souhaitant travailler dans l’e-réputation (et plus particulièrement la veille d’opinion). La crise est certes un facteur, mais cela démontre aussi que les nouveaux métiers liés au web 2.0 attirent de plus en plus de professionnels (le « buzz » actuel sur le community management en étant aussi une preuve)...

 


En bref, l’e-réputation n’a pas finie de faire parler d’elle (ici en particulier :-)) et cela n’est pas un mal, tant je suis persuadé que ce concept est nécessaire à la stratégie des organisations, et qu’il n’est qu’une évolution logique des boulversements sociologique liés au web.

 


Alors,l’ e-réputation, nouvelle grippe H1N1 du web 2.0 ?! :-)

 

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Published by Camille A - dans Rayon Etonnement
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commentaires

amalbel 10/09/2009 23:29

Billet intéressant. Je pense que le Digital Reputation Blog a contribué fortement au pic du mois d'août ;)

Huacapuka 10/09/2009 23:16

Pourquoi pas Camille! ;-)

Huacapuka 10/09/2009 22:02

Le seul article que j'évoque dans mon mémoire c'est ta liste de sociétés en e-reputation, mais concernant l'analyse de la situation, on a vu certaines choses identiques! ;-) Ce qui semble être bon signe! Et ton billet sur l'approche sémantique de l'offre je l'avais déjà lu, mais merci pour le lien! ;-)

Camille A 10/09/2009 23:09


@Huacapuka : tout va bien alors N'hésite pas si tu douhaite participer plus activement à un article ou une réflexion
commune


Huacapuka 10/09/2009 20:29

Tiens tiens Camille, mon mémoire ne t'aurait pas donné des idées pour rédiger la partie de ton billet sur l'offre? ;-) En tous les cas c'est un peu ce que j'y ai dit aussi concernant l'émergence des sociétés spécialisées en e-reputation! :-)
Et pour la quarantaine de candidature..waaah..je ne savais pas qu'il y en avait autant!

Camille A 10/09/2009 21:38


@CWM : Merci pour votre commentaire. Je m'interrogeais surtout sur le décalage entre l'offre et la demande. A savoir si le discours tenu peut être compris par tous, et surtout si l'offre créera le
besoins. Dans la mesure où même si l'e-réputation est un besoin qui "coule de source" pour les stratégies d'entreprises (comme vous le soulignez), est-ce que l'offre arrivera à séduire la demande
?!

@Huacapuka : Hummm, ne serait-ce pas plutôt toi qui te serait inspirer de mes écrits ?!!! Je te conseil notamment (et à
@CVW aussi) la lecture d'une analyse sémantique du discours
des agences que j'ai réalisé il y'a quelque temps et qui vient appuyer le discours tenu dans cet article.
Et pour le nombre de cv, effectivement ! waaaaah


CWM Consulting 10/09/2009 14:18

Bonjour,

Je crois que vous avez tout à fait raison lorsque vos dites : "Cette ruée vers l’e-réputation est parfois vue comme de l’opportunisme" ; il y a un réel effet d'opportunisme dans le fait de proposer la gestion de d'e-reputation des entreprises sur le net. Pour autant, ce ne sont pas les agences web qui créent cet opportunisme, c'est à mon avis le média social et les dernières évolutions du web qui en sont en grande partie responsables. Le web nécessite aujourd'hui un accompagnement des entreprises sur le terrain de l'e-reputation. A l'heure où chaque internaute se voit convié à donner son avis tout le temps, il est naturel de vouloir gérer son image sur le web comme on le faisait dans la presse.

Il s'agit ensuite de la suite logique d'une prestation tournée vers la réussite commerciale du client, aujourd'hui associée à sa réussite sociale sur le web !

Merci.

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