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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:39
Les listes de diffusion existent depuis le commencement du web. Même si elles sont de moins en moins utilisées par les internautes, elles restent tout de même un levier possible d’une stratégie de gestion de la réputation en ligne.

 


 

 

 



Les deux principaux (voir les seuls) hébergeurs de listes de diffusion publiques sont aujourd’hui Yahoo, et Google (qui permet d’ailleurs d’aller fouiller dans l’énorme base Usenet).

Concrètement, une liste de diffusion est une utilisation spécifique du courrier électronique qui permet le publipostage d'informations aux utilisateurs qui y sont inscrits. Le principe est que l'auteur d'un courrier électronique envoie un message à une seule adresse, celle de la liste de diffusion, et que le serveur distribue celui-ci à tous les abonnés.

 

A l’heure de la démocratisation de Twitter, de l’utilisation quotidienne de Facebook, des forums, etc. les listes de diffusion permettent toujours de toucher une communauté, et ce de manière directe mais non visible (par rapport à un forum par exemple).

Les listes permettent :

==> La mise en place d’une veille d’opinion

==> La diffusion d’informations à des cibles définies

==> Le mangement d’une communauté d’internautes

 

 


Listes de diffusion et veille d’opinion



Si nous prenons l’exemple de Yahoo Groupes (qui reste pour moi le service le plus fiable de diffusion), on peut s’apercevoir qu’il existe de nombreuses listes dans des domaines très variés : économie, écologie, veille, sport, etc.

 


Sur Yahoo, l’utilisation du moteur de recherche interne permet de retrouver rapidement une liste selon une thématique, et de voir globalement le nombre d’abonnés ainsi que la fréquence de diffusion de messages.

 

 



De même pour Google Groupes qui, par le biais de son moteur dédié, permet de retrouver (plus finement qu’avec Yahoo d’ailleurs) des groupes selon des thématiques ou des sujets évoqués.

Dans tout les cas, la présentation du groupe dépend du niveau de confidentialité voulu par le créateur et/ou le modérateur de la liste. Certains choisissent par exemple de ne pas archiver les messages, ou encore d’enregistrer et de mettre à disposition les pièces jointes envoyées…

 

Quoi qu’il arrive, rechercher sur les listes de diffusion permet d’obtenir des informations croustillantes. En effet, les listes de diffusion sont aujourd’hui principalement utilisées par des experts, ou encore des communautés « d’activistes » : associations, groupes politiques (ou politisés), etc. Le fait que les messages sont envoyés directement sur une boite mail incite souvent les membres des communautés à « se lâcher » et à diffuser certaines informations qu’ils n’oseraient peut être pas rendre publique par le biais de profils de réseaux sociaux.

De plus, pour la veille, il suffit de s’inscrire et d’attendre patiemment que les informations arrivent. Pratique pour mesurer le pouls d’une communauté spécifique.

 



Diffusion d’informations sur les listes


 

Comme son nom l’indique, une liste de diffusion permet l’envoi d’informations directement aux utilisateurs.

Contrairement aux réseaux sociaux, ces informations arrivent directement dans la boite mail de l’abonné. Ce qui, d’un point de vu purement viral, présente l’avantage d une possible transmission directe à l’ensemble de son carnet d’adresse.

Qui n’a pas reçue, un jour ou l’autre, la dernière blague en .ppt ou encore le document visant à rétablir la vérité sur les ondes du portables ?

L’avantage d’envoyer ce genre d’information (mais aussi des plus « sérieuses ») sur une liste de diffusion est donc que les abonnés de la liste peuvent ensuite les retransmettre immédiatement à tout leurs contacts par un simple transfert d’e-mail. Quand l’on sait que certaines listes regroupent jusqu’à 30 000 abonnés pour une thématique (et donc pour la majorité des cibles qualifiées), on mesure mieux l’impact possible d’une campagne de diffusion sur liste (par rapport à une campagne classique d’e-mailing par exemple).

 

Le défaut est que les informations diffusées ne seront pas visibles depuis les moteurs de recherches, comme sur un forum par exemple. A ne pas utiliser donc pour une stratégie de visibilité. Même si le fait que l’internaute se réapproprie l’information pour ensuite la diffuser publiquement vienne rajouter de la crédibilité à cette information.

 



Management d’une communauté par le biais d’une liste


 

L’e-mail est toujours l’un des modes de communication électronique les plus utilisés par les internautes. Et surtout, à mes yeux, par les internautes de tous âges. Pour tous, et spécialement pour les salariés, consulter ses mails fait partie des habitudes quotidiennes (détrônées de plus en plus par la consultation du profil Facebook).

 

Le principe des listes de diffusion étant principalement « push » (l’internaute attend que l’information arrive à lui), fédérer une communauté autours de ce concept s’avère relativement aisé. En effet, tout comme les newsletters, l’abonné à une liste de diffusion s’attend à recevoir de manière régulière des informations concernant, par exemple, sa marque favorite. De plus, il peut répondre aux mails qu’il reçoit, renvoyer d’autres informations, etc. Le rôle du community manager est alors d’assurer la bonne diffusion d’informations clés, et d’essayer d’instaurer des interactions dans sa communauté.

 

Bien entendu, une liste de diffusion (dans le cas d’une marque) ne se suffit pas à elle-même et doit être partie prenante d’un dispositif plus large. Mais l’aspect intimiste (pas de profil visible par tous, pas d’obligation de réponse) de ce mode de diffusion peut parfois permettre de toucher un public souvent réservé (voir effrayé) face à la médiatisation et aux aspects « techniques » liés à l’utilisation de réseaux sociaux.

 

D’un point de vue purement pratique, une liste de diffusion est relativement simple à modérer, et doit l’être activement (car gare aux spam). Que ce soit pour Yahoo ou Google groupes, des règles de modération d’une liste existent :


 

==> Archivage ou non des messages et/ou des pièces jointes

==> Autorisation d’envois de pièces jointes

==> Acceptation automatique ou non de nouveaux membres

==> Modération avant diffusion d’un message à la liste…


 

De plus, le fait de gérer une liste de diffusion permet d’obtenir de nombreuses adresses mail, toujours utiles par la suite…

 


 

Au final...



Les listes de diffusion peuvent donc être « déterrées » ! En effet, je ne vois jamais cet outil dans les différents dispositifs de social media marketing, de gestion de la réputation ou encore de veille.

Même si l’arrivée de Google Wave risque de réduire encore l’utilisation des listes de diffusion  je sais que, par expérience, une bonne intégration de ce système d’échanges dans une politiques d’actions globales peut être très efficace.


 

Enfin, pour que vous puissiez tester le fonctionnement d’une liste de diffusion, je vous conseille de vous inscrire à la très bonne liste veille de Yahoo Groupes, ou encore celle de VigIE ;-)


 

Et vous, surveillez vous les listes de diffusion ?! Avez-vous déjà mis en place un système de gestion de communautés avec ce dispositif ?!

 

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commentaires

chaon 21/11/2013 15:35

C'est nul !!!

Emilie P. 22/10/2009 15:12


C'est vrai que les listes de diffusion sont d'excellentes sources d'infos, dans mon cas, elles ont été extrêmement utiles pour ma recherche d'emploi. Certaines couvrent des domaines très précis :
ça facilite la recherche !


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