Partager l'article ! Ne me dites plus que je suis un digital native de la génération Y: Arrivé à un certain stade, on peut en avoir marre d’être eng ...
Arrivé à un certain stade, on peut en avoir marre d’être englobé… D’être systématiquement associé à une génération entière et de se voir ranger dans la case « connaisseur du numérique », juste parce que l’on a moins de 30 ans. Mais aussi d’être associé à un ensemble d’usages et de pratiques que l’on ne connaît ou ne cautionne pas du tout. Ou à l’inverse, de voir des amis à qui l’on demande le même niveau de technicité, la même compréhension d’un phénomène que l’auteur d’un blog sur l’e-réputation. Bref, merci de ne plus me ranger dans la case « génération Y », je m’y sens trop à l’étroit…
J’ai moins de 30 ans.
J’utilise un mac depuis que j’ai 5 ans (avec notamment un jeu qui m’a marqué à vie : Risk).
J’ai eu mon premier accès à Internet en 1995 (des informaticiens dans ma famille).
J’ai produit mon premier site web en 1998 (avec le club Internet de mon collège).
J’ai découvert les IRC, forums et autres newsgroups la même année.
J’ai développé et animé mon premier forum (sur la musique, décédé depuis bien longtemps et introuvable sur Google depuis) au tout début des années 2000.
Les « réseaux sociaux » ? Myspace en 2005 (création et animation de comptes associatifs), Facebook en 2006, etc.
Je travaille dans le web, je travaille par le web, j’étudie le web, je consomme des contenus culturels et informatifs sur le web (je n’ai plus la TV depuis… 9 ans)… Et pourtant… Je ne suis pas un « digital native » !
Ou plutôt, merci de ne pas m’associer à la « génération Y », celle des natifs du numérique…
Car si effectivement ma vision des choses tourne autour du numérique, je suis à la limite un geek ( ?) mais je ne suis pas pour autant le reflet d’une génération entière…
Pourquoi la génération Y n’existe pas ?
Je pourrais vous proposer de nombreux arguments rationnels, issus notamment de chercheurs que j’estime (comme danah boyd ou encore Antonio Casilli), mais je préfère ici vous faire un retour sur mes propres constats et impressions.
Tout d’abord, c’est quoi une « génération » ? Selon le TLFi :
=> « Ensemble de ceux qui descendent d'une même origine »
=> « Chaque degré de filiation; laps de temps qui sépare ces degrés de filiation »
=> « Chacune des phases successives qui marquent un changement important dans une technique en évolution » (définition principalement liée aux objets et technologies)
Bref, la génération Y serait donc un ensemble d’individus ayant une même origine, qui dans un laps de temps déterminé ont fait évoluer leurs techniques, voire leur vision du monde (numérique donc).
Seulement, lorsque j’entends parler de « génération Y », j’y vois surtout cette interprétation du terme « génération » : « Ensemble de ceux qui vivent à une même époque et qui ont sensiblement le même âge ».
Et voilà où je veux en venir. J’avoue que le numérique, le web et ses outils ont déteint sur l’appréhension que j’ai du monde en général ; et face à ma grand-mère ou ma mère, j’ai une tout autre vision du web et de ses possibilités.
Cependant, tous mes amis ne travaillent pas dans le web, et si je devais résumer :
==> La majorité n’a pas de profils Facebook, encore moins Twitter
==> La majorité ne connaît pas un dixième des termes techniques que j’emploie ou voit employé chaque jour
==> Leurs smartphones leurs servent à 90% à … téléphoner
Bref, l’idée qu’une même génération puisse avoir des usages similaires, et surtout une appréhension globale, globalisée et égale d’un même phénomène me parait élitiste.
Oui, élitiste car très clairement l’utilisation du web et l’immersion dans l’univers numérique restent encore de mon point de vue fortement corrélés au statut socio-économique de chacun. C’est peut-être une évidence, mais l’accès à Internet n’est pas encore le même pour tous, l’accès à des référents culturels n’est pas le même pour tous, etc. Lorsque l’on se réfère à la génération Y, aux digitals natives, j’ai souvent l’impression que l’on s’appuie principalement sur la partie visible de l’iceberg : celle des usages identifiables sur le web. Et très clairement, passer outre la réalité socio-économique du monde (tout le monde n’a pas accès au web, tout le monde ne bénéficie pas de la même ouverture culturelle, etc… et cela en France, alors ne parlons pas d’autres pays) est une erreur. Erreur pour les entreprises qui en font leurs cibles marketing idéales (car la communication virale marche avant tout pour les geeks) au risque de laisser de côté une bonne partie de leur public. Erreur des organisations en général qui voient l’arrivée de ces nouveaux entrants sur le marché du travail comme attendant tous la même chose de leur vie de salarié.
Autre constat personnel : en tant qu’enseignant.
J’ai la chance d’intervenir dans diverses formations universitaires (du master pro à l’école de commerce, de bac +1 à bac +5). Et si mes cours portent sur le web pour des étudiants à peine plus jeunes que moi, je m’aperçois très clairement que non, chacun est loin d’avoir la même vision du numérique.
Là où certain(e)s l’utilisent encore comme un annuaire géant ou un outil de communication (un peu comme mes « ainés » d’ailleurs : recherche de restaurant, confirmation d’une définition sur Wikipédia, envoi de mails, etc.), d’autres ont un usage beaucoup plus poussé. Et surtout, ils placent le numérique comme vecteur principal de leur évolution dans le monde étudiant, du travail, et de la société en général. Là où d’autres voient Internet comme un simple outil de distraction, et n’ont pas encore ce « réflexe » Internet que l’on voudrait prêter à toute une génération. Sans parler de l’hétérogénéité de leurs usages de Facebook par exemple (tous ne sont pas d'anciens kikoo-lol)…
J’arrête ici les exemples, et en vient directement à mon propos : le numérique (le web, les tablettes, les smartphones, etc.) est encore trop jeune pour qu’une génération entière s’y soit totalement adapté . Pour que la connaissance et l’appréciation d’un phénomène soient similaires. Que le niveau de technicité, de besoins en termes de management, de pratiques collaboratives, d’esprit critique face à l’information soient identiques (voire même existant) pour chaque individu d’une même classe d’âge et ayant grandi avec des repères culturels semblables. Comme l’utilisation du copier-coller de sources non qualifiées, qui relève plus d’un manque de sensibilisation que d’un phénomène générationnel.
Oui, mais les études ?
Il existe de nombreuses études sur la génération Y, les natifs du numérique et tout ce qui va avec.
Seulement ces études se concentrent généralement sur une part de la population ayant accès au web, et mettent trop souvent à mon goût de côté certains aspects culturels et socio-économiques importants. De même, aborder le sujet de manière inductive est une bonne chose (identifier des comportements dans leur contexte est toujours générateur de connaissances), en tirer des théories servant de bases à d’autres analyses (et actant ainsi implicitement que la génération Y est une réalité) l’est un peu moins. Etudes où l’on peut parfois lire « L’échantillon par pays est modeste (..) [mais] les résultats sont significatifs » (exemple caricatural mais qui résume bien ma pensée).
Car oui, si nous avons tous vécus des événements similaires (11 septembre, TV, sida, Internet, etc.) est-ce pour autant que le numérique est le facteur le plus déterminant de notre génération ?
Pour avoir assisté récemment à un colloque, un chercheur a défini la sociologie comme s’intéressant prioritairement non pas aux exceptions (cas marginaux), mais à ceux étant dans la moyenne. Et si les personnes de ma génération ont effectivement évolués dans le même « décor » que moi , les usages numériques de chacun me semblent encore trop hétérogènes pour parler de « moyenne », de pratiques types ou encore d’appétence généralisée pour le numérique.
Dans un certain sens c’est un avantage. Qui n’a pas entendu : « ce boulot on le laisse à Truc, il est jeune, il maitrise donc mieux Internet que nous » ? On est jeune, donc on a un avantage sur les plus vieux (qui, c’est bien connu, ne connaissent rien au web !).
Mais au final, en laissant croire que Tous les Jeunes ont des facilités avec le web, on occulte que nombre d’entre eux ont un réel besoin d’être éduqués/formés à son utilisation (surtout dans les générations à venir). Qu’Internet est aussi un outil avec ses règles, ses codes, ses langages, rien qui ne soit purement intuitif. Par analogie, ce n’est pas parce que j’ai grandi avec des voitures autour de moi que je sais naturellement conduire sans passer le permis… Je trouve aberrant d’inciter la création de profils sur Viadéo pour du recrutement (par exemple) sans prendre en compte que chacun n’en fera pas nécessairement une bonne utilisation, ou que le concept même d’afficher son profil en ligne pour trouver du travail puisse être abstrait à de nombreux étudiants (fussent-ils à bac +12 d’ailleurs).
Bref, que le simple fait d’être né avec Internet ne fait pas de nous des bons utilisateurs d’Internet. Que le fait d’avoir grandi dans des environnements de plus en plus numériques ne nous offre pas systématiquement une meilleure appréhension de ces environnements. Que si nous sommes, comme le souligne Michel Serres, une génération mutante, la mutation n’est pas aboutie pour tous et que je vois difficilement des points communs liés au numérique avec la plupart de mes amis ou collègues.
En définitive : j’aimerais bien que tous les gens de ma génération appréhendent et pratiquent le web comme moi, mais ce n’est pas le cas et je ne m’avancerais donc jamais à regrouper toute une génération d’individus sous la même bannière.
Au final…
Ces petites réflexions personnelles, faiblement argumentées certes (bien que je me base sur un échantillon valide d’amis et d’étudiants… tout du moins aussi valide que certaines études sur le sujet) mais néanmoins un minimum réfléchies, visent à trois choses.
Premièrement, d’un point de vue des organisations, ne plus appréhender une génération entière (à la louche les 18-30 ans) comme ayant des usages similaires du web (et du numérique en général). Et ainsi éviter certaines incompréhensions, ou tout simplement de réduire fortement son public. De même pour l’intégration des « jeunes » dans l’entreprise : ce n’est pas parce qu’ils ont 23 ans, qu’il ne faudra pas les former au numérique, au travail collaboratif, voire à la culture de l’information en général.
Deuxièmement : qu’on arrête définitivement de me classer dans une tranche d’âge, de m’associer des méta-usages liés seulement à mon âge ( !). Et surtout, qu’à l’inverse, on n’extrapole plus mes propres usages de geeks à l’ensemble des individus du même âge que moi.
Troisièmement : simplement nuancer par mon témoignage personnel l’emploi devenu courant d’un buzz word. Car si je comprends cette nécessité de créer des termes communs (génération Y = jeunes geeks), attention à ne pas non plus trop réduire l’approche. A ne pas mettre dans des cases une génération dont on souligne à longueur d’études qu’elle souhaite « sortir des cases »…
Ces différentes raisons (je n’aime pas qu’on englobe, car quand on englobe au final on
exclut) méritent sûrement d’être plus fouillées, et surtout débattues. Alors n’hésitez pas : les commentaires du blog n’attendent plus que vos (contres) arguments
Et pour avoir un peu plus de lecture:
==> Trois idées reçues sur Internet, où Antonio Casilli souligne que « les membres de la soi-disant « génération Internet » ne sont pas tous des virtuoses du clavier »
==> La génération Y n'existe pas, où le professeur J. Pralong avance cet argument intéressant : « je pense en effet que c’est la génération X qui a inventé la génération Y pour appeler au secours et demander de nouvelles règles du jeu en matière de comportement et de management »
==> Mythes et réalités de la génération Y, qui va dans le même sens que ce billet (avec un retour d’expérience), et où je note particulièrement cette phrase : « Ce n’est pas parce que les jeunes se servent de la technologie qu’ils en conçoivent le sens »
==> L’inévitable danah boyd, qui souligne que « la “Génération Y” n’est en fait qu’une petite partie des jeunes actuels, celle que les spécialistes du marketing doivent atteindre »
==> Dans « génération Y » ce qui pose problème c’est « génération », pas « Y », avec une définition beaucoup plus fouillée du concept de « génération » et une mise en perspective intéressante de l’idée de « génération Y ».
==> Qui sont les digital natives?, où à l’inverse des précédents articles le concept de génération Y est développé
==> Bref, je m’arrête-là, de nombreux autres papiers existent sur le sujet (pour ou
contre), le débat est donc ouvert ![]()
Et vous : êtes-vous un digital native de la génération Y ? Que pensez-vous de cette vision sociologique d’une génération entière ?!
rock'n'roll.
Thanks Sir!
Bien vu effectivement pour le slogan d'Orange! Cible marketing parfaite s'il en est...
Cette vision sociologique est trompeuse et réductrice.
Tous les enfants nés avec la révolution numérique (1980-2000) n'ont pas adopté la religion geek et heureusement et l'usage (voir le non-usage) que chacun fait du monde numérique lui est propre !
On ne peut pas dire que toute une génération est tombé la-dedans et heureusement et comme disait la chanson "il faut de tout pour faire un monde".
Bref, gardons aussi un instinct analogique.
Et brillant billet au passage ^^
J'aime bien l'idée "d'instinct analogique"
Merci pour ce commentaire!
Merci!
Effectivement, je pourrais demander à ma grand-mère de me produire un article similaire sur les "séniors" (qui est un joli terme marketing aussi), on pourrait vite arriver à des constats similaires
Le pire, c'est de lire des études sur telle nouvelle mode, telle nouvelle façon d'être et de lire le contraire même pas 3 jours après. Tout ça pour apprendre à encadrer les gens, les mettre dans des cases, et se dire : ça y est, nous savons comment sont les gens et ce qu'ils vont faire/devenir/être/évolués. Sauf que ce n'est pas possible, nous sommes tous différents et il n'y a pas de règles universelles sur le comportement humain de tout un chacun.
Bon débriefing en tous les cas, bravo :)
Merci
Oui, mettre dans des cases est un réflexe humain... Mais je penses tout de même que certaines études sociologique (voire marketing) soulignent certains comportements reproductibles et identifiables.
Le tout étant de poser clairement les limites de ce genre d'études!
2 remarques (qui doivent sans doute recouper ce qu'il y a dans vos liens).
1. Le concept de génération est un peu plus complexe que les définitions que vous donnez. D'ailleurs, historiens et sociologues n'entendent pas toujours la même chose derrière le thème de génération. Ensuite, si on peut s'accorder sur l'idée d'une génération internet ou plutôt génération de la découverte d'internet, il faut aussi voir l'importance très relative qu'ont les moyens de communications dans nos vie (y compris pour les geeks). Pour le dire de manière simpliste, le fait d'avoir eu 18ans en 1914 et avoir fait la guerre pendant 4 ans n'a pas le même poids qu'avoir eu 18ans en 1998 et d'avoir traîné pendant 4 ans sur MSN.
2. Ces expressions (génération Y et digital natives) viennent la plupart du temps du marketing. De fait, elles ciblent souvent la classe moyenne (qui reste une frange minoritaire de la population, les classes populaires représentant à elles seules plus de 50% de la population française) comme si elle représentait l'ensemble du pays. Mais bon, comme il n'est pas nécessaire de (trop) réfléchir pour vendre, on abouti à ce genre de concept...
Merci pour vos précisions.
Effectivement, et comme dit en introduction, j'ai plutôt ici misé sur l'aspect "temoignage" qu'analyse argumentée de ce qu'est (ou non) une "génération".
La définition du TLFi que je donne souligne l'aspect démographique sous-entendu dans "génération". Aspect démographique qui est (je pense, mais ça reste à démontrer) le sens le plus commun lorsque l'on parle de génération. Ce que l'on retrouve dans les liens mis en supplément.
Sur l'importance des moyens de communication dans nos vies, ici encore les avis divergent, certains auteurs s'attachant fortement à la "révolution des TIC" (de Rosnay, Levy, etc.) de manière plutôt enthousiaste, d'autres comme Wolton par exemple qui relativisent fortement (surement trop ?) l'impact des moyens de communication/information. L'essentiel étant de trouver la bonne granularité dans l'évaluation de cet impact sur les individus...
D'accord sur l'idée de classe moyenne qui est pour l'instant la plus active sur le web, et qui est donc une cible parfaite (culturellement et financièrement parlant)...
c'est pas l'âge le critère mais l'usage, il n'y a pas non plus de "génération TV" ou de "génération radio", il y a des époques qui voient exploser des types de médias c'est tout, et je me souviens d'un article génial de First Monday qui challengeait la distinction digital immigrant / digital natives de Prensky pour lui substituer la distinction entre les "visiteurs" (sorte de touristes du net, y allant ponctuellement pour des usages bien ciblés) et les "résidents" qui y sont comme chez eux, plus pertinent, et là aussi preuve que c'ets pas une question d'âge car les silver sufers (seniors en ligne) dépensent plus, passent autant de temps sur le web que les "djeuns"
Merci
Intéressante disctinction entre migrant et résidents !
J'ai réellement plongé dans le net et le monde des forum fin 2002 pendant ma thèse.
Je travaille actuellement dans le net et pourtant, par mon âge, je ne suis pas génération Y.
J'ai travaillé 2,5 ans en consultant interne pour expérimenter et propager les usages web2 en entreprise. J'ai observé de nombreuse réaction... Et l'âge n'était pas un critère d'adoption au usages web2.
De nombreuse surprises sont venus de personne proche de la retraite.
Tout dépend de l'ouverture d'esprit, de la culture, de la curiosité, d'oser prendre position... non de l'âge.
Si je devais définir ma "génération" ou la "génération" juste en dessous... Je dirai qu'elle a été plus marqué par l'arrivée du sida, de la crise permanente, le chômage, la perte des utopies (communisme, libéralisme, religions...)
En bref, une perte illusion peut être de repère...
^^ c'est un bon débat. merci Camille
Je pense que je peux tenir longtemps sur le sujet
J'ai parlé de ce sujet à Paris 2.0... http://vimeo.com/10180519
si vous voulez en savoir + ;)
ps: J'adore "Par analogie, ce n’est pas parce que j’ai grandi avec des voitures autour de moi que je sais naturellement conduire sans passer le permis… "
Merci pour ton retour et la vidéo Christelle
L'âge comme critère d'adoption d'un usage est en effet un peu (beaucoup ?) réducteur...
A ce sujet il y a eu dernièrement "un rendez-vous du CAS" sur: Génération Y - Les jeunes et les réseaux sociaux, de la dérision à la subversion. Les différentes interventions sont disponibles ici: http://web.1r2tchat.fr/cas-30443/ (notamment l'intervention de Monique Dagnaud auteur du livre du même nom). Et c'est une nouvelle fois une preuve qu'on a besoin, en France, de mettre des gens dans des cases et faire des généralités en fonction de l'âge:
18-30 ans = Génération Y = Digital natives = Réparateur de pc = Utilisateur de réseaux sociaux hors du commun = ... #ironie ^^
En tout cas merci pour ton article que j'approuve à 100%.
Bonne continuation.