Et ce pour redéfinir leurs pratiques, s’orienter vers de nouveaux formats ? Qui plus est pour l’e-réputation ? C’est par ce constat (et d’autres) que j’ai introduit ma conférence au CNAM organisée par l’ADBS et l’INTD. Au-delà des slides de cette conférence, ce billet est l’occasion de lancer un (potentiel) débat sur le sujet, ou tout du moins de s’interroger un peu. Les métiers de la veille, et spécifiquement pour l’e-réputation, sont en constante évolution : nouveaux territoires, nouveaux usages, nouveaux outils, formats, plates-formes, etc, etc. Depuis 1 ou 2 ans, et la démocratisation de la veille sur le web, il me semble que ces évolutions vont encore plus vite. Au risque de […]
S’il fallait schématiser l’e-réputation, quatre aspects essentiels, quatre angles ou prismes d’analyse, apparaitraient : l’aspect documentaire, celui des « systèmes », celui cognitif, et enfin le prisme managérial. Voyons ce que supposent ces quatre approches et ce qu’elles peuvent apporter à une organisation en termes d’analyse et de construction. Avec le développement grandissant des usages du web, des spécificités des plates-formes, des outils et méthodes d’analyse, mais aussi des attentes des organisations en matière de stratégies numériques (et d’e-réputation), l’analyse de l’e-réputation mérite d’être considérée plus largement qu’un simple comptage de likes et de commentaires, ou […]
La question du signal faible, ou « signe d’alerte précoce », est inhérente à la veille (qui se veut anticipative par nature) mais aussi par extension à l’e-réputation : peut-on identifier à l’avance une possible crise ou une information critique ? Cette question est toujours ouverte à l’heure actuelle, et les réponses qui lui sont données restent généralement techniques (l’outil magique). Petit retour sur cette problématique. Peut-on prévoir l’avenir ? Peut-on, à partir d’une opinion, d’une information, du traitement de certaines données, prévoir les comportements des internautes ? Peut-on dire que tel événement ou tel fait lié à une organisation aura un impact sur sa réputation en […]
L’e-réputation est une notion encore jeune. Cependant, 13 ans après son premier emploi dans un article scientifique, il parait intéressant de revenir sur sa jeune histoire. Et cela pour, par la suite, mieux appréhender ses tenants et aboutissants, et surtout continuer à la questionner : car si beaucoup s’accordent à dire que la réputation est une notion essentielle pour mieux comprendre le web et ses jeux d’acteurs, il n’en reste pas moins que du chemin reste encore à faire pour mieux cerner ce concept en devenir. Voici donc un petit résumé (graphique) de cette courte histoire, avec une focalisation sur son développement en France. Pour commencer voici un peu de « prêt à penser » avec […]
Un certains « darwinisme 2.0 » voudrait que chaque organisation gère son e-réputation… Au-delà du fait que toute organisation est différente, et n’a donc pas les mêmes besoins, il apparait aussi des raisons amenant à dire que, non, il n’y a pas nécessité ou alors il ne vaudrait mieux pas se lancer dans une stratégie de gestion de l’e-réputation. L’e-réputation ne se résume pas au comptage des avis positifs/négatifs et à des actions de CRM. La (e)réputation peut être vue par les organisations comme une manière d’évaluer ses actions et discours par le prisme des opinions de ses publics (internautes ou non). S’il parait alors nécessaire d’analyser cette réputation, voire de la « gérer » […]
La veille sur le web n’est pas exempt de la nécessaire qualification des sources inhérente à l’intelligence économique : qui est l’auteur d’un message, quelle véracité des informations diffusées, etc. Certains critères sont donc nécessaires à mettre en place. Mais au-delà, il apparait que, sur le web, plus qu’une question de crédibilité il convient de s’interroger sur la popularité ou « l’expertise » prêtées à un auteur. Voire à sa réputation… Dans un ancien billet intitulé Qualification des sources 2.0 je proposais des outils pour identifier certains critères : pour définir l’identité « réelle » de l’auteur d’une source (ou son hébergeur –Whois), ses liens communautaires, etc. Ici, pas […]
Voici, ci-dessous, une liste d'agences et de sociétés proposant des prestations en gestion de la réputation sur le web, veille de notoriété, etc... Le but de cette liste : - permettre à une organisation de trouver un prestataire ; - avec le mois de janvier (2009, NDR) et l'arrivée des stages, cette liste peut ouvrir des opportunités à nos collègues dans leurs recherches (rappelons d'ailleurs, pour ceux qui ne le connaitrait pas encore, l'existence du blog Veille et Tic ), ainsi que les personnes en recherche d'emplois ; - donner une vue (modestement) globale de l'offre en matière d'e-réputation en France. Comment ? Tout d'abord en listant par ordre alphabétique les liens d'agences, sans […]
Les veilleurs ne risquent-ils pas de devenir d’ici peu des « presse bouton » ? Pour entamer l’année 2013, que je vous souhaite belle et pleine de réussites ), voici quelques constats et réflexions sur le devenir du métier de veilleur (voire de la veille ?). L’objectif ici est plus de susciter le débat (certes peu enchanteur en ce début d’année), que d’apporter des solutions toutes faites ou des bonnes recettes à appliquer. J’aurais pu formuler différemment le titre de ce billet : est-ce que trop de technique tue la technique pour la veille ? Doit-on systématiquement industrialiser la veille sur le web ? Ou encore, doit-on repenser la place des outils dans nos activités ? Le philosophe […]
Pour les 4 ans (déjà!) de ce blog, pour noël, et parce que vous le valez bien, je vous propose un petit jeu concours mitonné par le seul et unique Modérateur dans le cadre du développement de la plate-forme de gestion de votre identité numérique Aliaz, en collaboration avec 11 autres (fameux) blogueurs. Plein de cadeaux (et pas des portes-clés) à gagner en faisant fonctionner vos méninges! Le principe Il s’agit d’un questionnaire axé sur la « blogosphère high-tech ». Dans le widget présent à la fin de ce billet vous trouverez 12 questions qui correspondent aux 12 mois de l’année. Pour chaque question posée, la réponse se trouve dans l’un des blogs particpant au jeu, soit : […]
Sur le web la plupart des professionnels ou outils cherchent l’influence : des contenus, des internautes… Mais l’intégration progressive des attributs de l’identité numérique des internautes dans la hiérarchisation des informations produites sur les plates-formes web amène à ne plus que questionner en termes d’influence mais d’autorité. Vous l’avez surement remarqué, mais Google intègre de plus en plus (grâce notamment à Google+) l’identité des auteurs des contenus qu’il vous renvoi dans ses pages de résultats : Sans pour autant être connecté à Google+. Et ce n’est que le début, car l’un des développements les plus intéressant du web cette année apparait comme l’intégration de […]
Crise, bad buzz… Les exemples sont nombreux sur le web, et relèvent souvent d’une appréhension trop rapide du terrain. En quoi la gestion de l’e-réputation influe-t-elle sur la communication de crise ? Et inversement ? Voici des pistes de réponses issues d’une interview donnée récemment pour le nouveau livre d’Antoine Dupin et Ronan Boussicaud. Avant de restituer l’interview en elle-même, une rapide présentation de « Tout savoir sur... La marque face aux bad buzz » s’impose ! J’ai reçu ce livre ce week-end, et m’intéressant à la communication de crise depuis quelques années (au-delà du web) j’avoue que le point de vue de ces deux pros/blogueurs dont je lis chaque billet m’intéressait […]
Après être passée par des prestataires, une organisation peut questionner son besoin d’internaliser la gestion de sa réputation en ligne (notamment en termes d’évaluation). Mettre en place une démarche en interne suppose alors de prendre en compte divers facteurs aussi bien organisationnels que de moyens et humains. Voici donc quelques questionnements utiles à la définition de cette démarche. J’ai eu l’occasion d’observer plusieurs mises en place de démarches de gestion de l’e-réputation totalement internalisées ces derniers temps. Même si celles-ci se font généralement dans des « grandes entreprises » (et que ce sont plutôt des services ou directions spécifiques qui s’y collent), il me […]
Ou pas ?... Petit rapport d’étonnement cette semaine : si le volume d’informations et de conversations ne cesse d’augmenter sur le réseau à gazouillis, les possibilités de gérer ces dites informations ou conversations ne font, elles, que diminuer. Au risque de perdre ses attraits en matière de veille, gestion de l’information, etc. ?! Voyons quelques arguments pour et contre ! A préciser d’emblée : Twitter va (surement) continuer à faire circuler des millions d’informations passionnantes, utiles, choquantes, amusantes, etc., dans les années à venir. La question n’est donc pas « les ressources » en termes de volume, mais les ressources en termes de qualité de traitement possible (pour ne […]
L’infobésité (buzzword s’il en est) n’est pas un concept nouveau, mais devient ces derniers temps une sorte de marronnier : trop d’informations, trop de mails, trop de données… Seulement, si le terme en lui-même est contestable (bien que parlant, nous verrons pourquoi), il semble qu’il soit à l’heure actuelle mal employé. Plutôt que de se focaliser sur la « surcharge informationnelle », pourquoi ne pas se questionner sur la qualité de ces informations ? En rentrant de vacances j’ai, comme beaucoup de « travailleurs de l’information », retrouvé mes agrégateurs, boites mails et autres réceptacles informationnels, « légèrement » surchargés. Là où, de prime abord, j’aurais pu crier « trop […]
Si certains proposent même de la « maitriser », il peut sembler de prime abord que « gérer » une perception et une forme d’évaluation souvent irrationnelle est difficilement faisable. Qui plus est lorsque l’on souhaite industrialiser cette gestion, au risque de passer à côté de nombreuses subtilités en privilégiant une approche court-termiste. Gérer quelque chose c’est le diriger dans le sens que l’on souhaite lui donner, avec une certaine souplesse (sinon on retombe dans l’idée de maitrise). Sur le web, l’on peut généralement gérer ses propres flux d’informations mais rarement ce que les autres en feront (les exemples de débordements sur des pages Facebook sont légions). Ceci étant, il […]