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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 12:26

Après 6 années passées ici sur Overblog, j’ai décidé de changer de plateforme pour aller sur Hypotheses.org !

 

Voici donc la nouvelle adresse pour mettre à jour vos flux :

http://cadderep.hypotheses.org

 

Bien évidemment ce blog sur Overblog restera en place comme archive (plus de 250 billets) ! Et j’y posterai de temps en temps des billets pour rediriger vers mon nouveau blog.

 

Pourquoi ce choix ? Plusieurs raisons :

==> Hypotheses.org est une plateforme dédiée aux chercheurs, et au-delà du fait que je suis maintenant Maitre de conférences, je souhaite y continuer une approche de vulgarisation de mes recherches/réflexions (et d’autres). Je présente dans ce billet introductif ce que je compte aborder sur ce nouveau blog.

==> Après avoir commencé sur Overblog à me concentrer sur les outils de vielle, puis les méthodes de gestion de l’e-réputation, et depuis ces derniers temps proposer des approches plus poussées sur ces questions, mon nouveau blog me permettra de proposer des billets plus courts (et plus souvent j’espère) qui répondent à des interrogations plus larges que des problématiques professionnelles de stratégies web

==> Comme vous le remarquez, de plus, Overblog oblige maintenant à avoir de la pub… ou à payer (près de 70€ l’année) ! Un modèle économique foireux (je ne vois pas d’autres termes) pour des prestations très faibles… Hypotheses.org repose sur Wordpress et me permet une plus grande souplesse éditoriale (avec quelques limites aussi). Le tout sans avoir à vous encombrer de publicités contextuelles…

==> Mais pourquoi pas créer ton propre blog et rester sur une plateforme ? Et bien parce que je n’ai pas envie de créer un « site web » tout d’abord, et car je pense que le principe même d’un blog et de pouvoir produire rapidement du contenu sans se soucier de problématiques techniques. Ensuite car Hyptheses.org me permettra d’évoluer dans un écosystème où s’échangent et se confrontent de nombreuses réflexions scientifiques qui me semblent en adéquation avec mes propres approches.

 

Déjà 2 billets sont publiés sur cadderep.hypotheses.org : La médiation documentaire comme vecteur de l’e-réputation ? Application à Twitter et L’analyse des réseaux pour identifier des leaders d’opinion sur le web ? D’autres sont bien entendu à venir !

 

L’aventure continue donc ! Merci à toutes et tous de m’avoir suivi sur ce blog, je vous attends maintenant sur l’autre :-)

Published by Camille A - dans Rayon Actualité
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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 15:09

Depuis près de 15 ans que l’on parle d’e-réputation, les mythes et autres fantasmes sur ce qu’elle est, le management qu’elle suppose ou ce qu’elle offre aux organisations perdurent. Surement par peur de ne pas coller au marché, ou par facilité, les professionnels de la question ne cessent pour une grande partie de relayer des propos plus fantasmatiques que réellement applicables. Voici ma présentation à l’Erepday 2014 sur la question.

 

Notons que le jour de l’Erepday, c’est Frédéric Martinet d’Actulligence qui m’a fait l’honneur de présenter mes slides, en y ajoutant des commentaires et des exemples de son cru, ce qui je pense n’a fait qu’ajouter de la valeur aux propos que je souhaitais transmettre.

Comme pour mes autres présentations sur ce blog, je vais revenir rapidement sur les slides principales afin de vous renvoyer, ô chers lecteurs, vers les billets de ce blog ou autre qui approfondissent mes propos. Pourquoi aborder ces « fantasmes » par des questions ? Car il me semble qu’il n’y a pas de réalité ou vérité absolue, mais seulement des pistes de réponse qui un jour peut-être s’avéreront caduques (ou pas).

Et je rajoute que mon analyse de près de 700 articles/mémoires/devis d’agences/livres blancs sur la question me fait bien affirmer que les fantasmes en question se retrouvent dans la graaaande majorité des cas (et après on rigole de Bygmalion…). Je passe d’ailleurs dans cette présentation sur beaucoup d’autres utopies ou idéologies comme le nettoyage, le noyage, etc.

 

La (e)réputation n’existe pas ?

 

Sous-entendu, il n’y a pas une « e-réputation globale », mais bien des réputations en fonction des contextes, des individus, des groupes, des plates-formes, etc. De même, sortez-vous de la tête qu’il y a un public « représentatif » de quelque chose : ni de vos clients, ni de CSP, ni d’électeurs

Mieux vaut alors construire ses publics à partir des attentes et objectifs de l’organisation, des informations consommées et surtout partagées, ou encore des usages observés sur les plates-formes.

 

L’e-réputation comme une image ?

 

Limiter la réputation à l’idée d’une image revient… à faire le jeu des plates-formes et du capitalisme affectif ou émotionnel qu’elles développent, et qui pousse les organisations à ne communiquer que sur l’affect (lolcats et autres propos sentimentaux systématiquement utilisés).

 

L’e-réputation comme une mesure ?

 

Mais si la réputation n’est pas qu’une image, alors on peut la rationnaliser, la compter, la mesurer ? Oui, et les éditeurs de logiciels ne s’en privent pas, avec toujours les mêmes indicateurs qui incitent les entreprises à ne faire que compter les likes et les RTs, et donc prendre des décisions similaires. Qui plus est quand, techniquement, ce n’est ni l’autorité, ni l’influence, et encore moins la réputation qui sont mesurés, mais au mieux la notoriété

 

L’e-réputation, juste une question technique ?

 

Ah la visibilité, le « reach », et les moteurs de recherche comme points de mire… Mais pensez-vous réellement que l’algorithme de Facebook soit « organique », qu’il n’attende que vous pour fonctionner correctement, et qu’il ne soit pas conçu pour générer des bénéfices… pour Facebook ? De même pour Google, pensez-vous réellement qu’il reflète de manière « neutre » « l’image » de votre organisation ? Voire, que les résultats qu’il propose soient « pertinents » pour votre organisation et vos publics ?

 

L’e-réputation, juste une question d’influence ?

 

La notion « d’influenceurs » résume à elle seule, de mon point de vue, la poudre aux yeux que les web et certains de ses communicants diffusent chaque jour. Au mieux il y a des « diffuseurs » que l’organisation active d’elle-même, voire des artefacts construits à partir de calculs et des objectifs de l’organisation, mais surement pas des personnes « influentes » dont chaque action va être bénéfique (ou un risque) pour une organisation…

 

L’e-réputation n’est pas une question d’éthique ?

 

Je reviendrai, je pense, plus en détail sur cette question dans un prochain billet. Mais étant donné que l’éthique dépend de chacun, les questions posées dans la slide se suffisent à elles-mêmes, et seul vous pouvez réellement y répondre…

 

Bien entendu, n’hésitez pas à me questionner pour plus de précisions ! Bonne lecture :-)

Published by Camille A - dans Rayon Actualité
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 12:55

Que ce soit en 2005 ou en 2020, les organisations traitent et produisent de l’information. Mais les réponses à ces besoins informationnels ne sont plus le seul « pré carré » des professionnels de l’information (veilleurs, documentalistes, community managers) : marketeurs, communicants, managers… Un ensemble d’activités où le management de l’information (numérique ou non) est central, et où chacun comprend très vite comment appuyer sur le bon bouton pour générer des résultats. Alors quid du veilleur/documentaliste ? Comment peut-il s’insérer dans ces nouvelles pratiques et attentes des organisations ? Et, surtout, valoriser son métier…

 

Je résume ici mes propos tenus dans trois conférences, et dont vous trouverez les présentations en fin de billet :

==> Veille Connect : qui s’est déroulé hier, avec près de 200 personnes, le tout au dernier étage de la tour Montparnasse. Une belle expérience d’échanges et de discussions sur nos métiers, à renouveler !

==> Une conférence dans le cadre « d’Educ Pro », plus axée sur le community management (mais avec des problématiques concernant aussi les veilleurs). Conférence qui s’appuie sur mon billet Community management & veille : si on arrêtait de seulement compter les likes et les RTs ?

==> Une conférence données au CNAM avec l’ADBS, et dont j’avais déjà fait la restitution sur le blog (avec un questionnement sur la fin de Google Reader)

 

Faire fonctionner des plateformes, c’est bien… Mais est-ce suffisant ?

 

Les entreprises, qui plus est avec une forte culture de l’ingénieur, aiment les outils. Un outil est rassurant. Un outil est objectif. On peut facilement calculer la rentabilité d’un outil. Avec une formation adéquate, tout le monde peut utiliser l’outil… Et tout le monde l’utilise : des plateformes de veille types Radarly ou Digimind Social où les résultats s’affichent sans manipulations complexes, aux divers outils statistiques gratuits existants, en passant bien entendu par les moteurs de recherche, difficile de ne pas trouver aujourd’hui des applications de veille pouvant s’adapter à des niveaux d’usages variés.

 

Le temps où les collaborateurs de l’organisation étaient impressionnés par des requêtes Google commence à être révolu… Qui plus est à l’heure des « data partout » ou encore de leur visualisation. Le professionnel de l’information doit-il monter en compétence ? Apprendre à développer (un peu), à utiliser des outils de scrapping ou de visualisation (comme Gephi), des crawlers, des langages comme R ou python… Oui, si son objectif est de se vendre par son niveau technique. Mais tout le monde n’est pas « technicien de l’information » (rien de péjoratif ici), ou fait preuve d’une appétence particulière pour les statistiques et la programmation.

 

Et même : comment justifier l’utilisation d’outils (comme un moteur de recherche) dont on ne connait pas les tenant et aboutissants ? Qui peut évaluer de manière fiable l’index Google dans lequel il fait ses recherches ? Le traitement des données effectuées par les plateformes avant de les capter par leurs API ? Premier point donc : vendre ses compétences et l’intérêt de son métier par sa capacité à utiliser des outils dont on ne connait que très peu le fonctionnement, montre vite ses limites.

 

Deuxième point : qui aime réellement passer ses journées à remplir des tableurs Excell ou à « lisser » les résultats fournis par les logiciels ? De mes multiples discussions (vision très limité je vous l’accorde, mais échantillonnage intéressant tout de même), je m’aperçois que cela lasse (très) vite. Et beaucoup de collègues avec qui j’ai commencé dans ce métier souhaitent passer (complétement) à autre chose (si ce n’est pas déjà fait).

 

Troisième point : à force de se « vendre » par la capacité à utiliser un logiciel, que se passera-t-il quand les logiciels produiront d’eux-mêmes des résultats ne nécessitant pas de travail humain derrière (ou vraiment très peu) ? Ou un travail ne requérant pas une connaissance accrue de la gestion de l’information ? Bref : si chacun peut appuyer sur des boutons et générer des résultats, quelle valeur ajoutée pour nos métiers de l’information (qui plus est numérique) ?

 

Les professionnels du management de l’information doivent sortir de leur « pré carré »

 

Je pense y revenir plus longuement dans un billet (quand j’aurai du teeeemps hein J), mais la question de la veille « ordinaire » ou quotidienne des collaborateurs me semble essentielle.

 

Non, ce n’est plus seulement le veilleur qui doit collecter, qualifier et diffuser l’information au sein de l’organisation. Oui, tout le monde traite de l’information dans l’organisation. Oui, les collaborateurs ont accès à Twitter et au moteur de recherche.

 

Tout comme les documents sont aujourd’hui traités en grande partie directement par les collaborateurs (mails, archivage en ligne de dossiers, partage, etc.), rien ne sert de combattre pour garder ces pratiques dans le giron des documentalistes… Au risque de voir chaque jour un peu plus les demandes diminuer et devenir routinières…

 

Tout comme d’ailleurs les DSI qui rêvent encore de contraindre les usages et l’accès au numérique, car ce sont eux les « spécialistes » qui doivent contrôler tout ce qui passe par les réseaux de l’organisation…

 

En résumé : ne plus valoriser son activité par la délimitation des usages, mais au contraire accompagner ces usages afin de mettre en valeur la capacité du professionnel de l’information à faciliter la circulation de celle-ci au sein de l’organisation. Un exemple « tout bête » (mais qui, par expérience, marche plutôt bien) : former les collaborateurs à utiliser une boite mail comme Outlook (mettre en place des règles, de l’archivage automatique, etc.). A l’heure où l’on parle (encore) d’infobésité et des mails qui ruinent la productivité, il me semble que le rôle des professionnels de l’information est de diminuer cette sensation de surcharge par le partage de « techniques » utiles.

 

Et cela s’applique aussi au moteur de recherche. N’oublions pas que quand un salarié arrive dans une entreprise, on lui dit généralement : voici votre ordinateur, votre navigateur, et votre boite mail. S’il n’est pas formé pour les utiliser… et bien il apprendra tout seul ! Commencer par des formations toutes simples offre ensuite la possibilité de faire infuser une culture de l’information et du numérique (« après avoir vu comment utiliser un moteur, on va voir comment évaluer une source, etc. »). Et, surtout, cela donne l’occasion de montrer l’intérêt de ses compétences et de son métier, et ainsi le valoriser.

 

Presser des boutons ET donner du sens : être un filtre, pas un bulldozer…

 

L’information est nécessaire pour réduire l’incertitude. Et, in fine, pour prendre des décisions.

Le management de l’information (et en particulier la veille) doit remplir ce rôle : faciliter une prise de décision. Et ce n’est que grâce à cela que l’on peut parler de « veille stratégique ». Sinon, il ne s’agit que de collecte et de diffusion dans de superbes rapports que personne (ou presque) ne lit.

 

Il n’est alors plus question de (seulement) produire des résultats, mais de produire du sens. De valoriser l’activité humaine. Même si cela est difficile dans des organisations obsédées par les chiffres, les processus et la technique, il est nécessaire de le rappeler : l’information est produite par les humains, puis consommer par eux. Il n’y a rien « d’objectif » ou de « neutre », il faut au contraire assumer et délimiter la subjectivité inhérente à tout traitement de l’information. Sinon, laissons faire les DSI, et laissons les machines discuter entre elles…

 

Le professionnel de l’information doit alors asseoir son rôle de filtre, et pas celui de bulldozer : traiter 10 000 messages par jour, c’est bien. Donner du sens à certains d’entre eux pour qu’ils s’intègrent réellement dans une prise de décisions, c’est mieux.

 

Malheureusement, pas de recette miracle. Mais des idées et des expériences qui peuvent marcher ou qui marchent. Idées et pratiques que j’ai déjà développé ici ou dans mon travail de recherche, et que je compte décrire plus tard sur ce blog. En voici quelques-unes :

==> Définir des contextes et des indicateurs : ne plus se limiter à ceux fournis par les plateformes, car que vous soyez une entreprise qui vend du saucisson ou des produits pharmaceutiques, les indicateurs restent les mêmes… Observer le contexte dans lequel va évoluer l’organisation pour produire des indicateurs en adéquation avec les publics (et pas juste les plateformes) et les objectifs de l’organisation est essentiel ;

 

==> Assurer la qualité de l’information : proposer des grilles communes de qualification, faciliter le partage (et pas uniquement avec un énième intranet réseau social), sensibiliser aux risques, accompagner les usages en favorisant la veille ordinaire… Bref, se valoriser par un rôle managérial et pas seulement technique ;

 

==> Communiquer plutôt que diffuser. Communiquer, c’est mettre en commun. Diffuser, c’est choisir un format et l’envoyer tel quel à tout le monde. Et ensuite s’étonner que personne ne lit la newsletter, voire fait appel à des prestataires pour produire les mêmes résultats. S’enquérir des besoins, usages et attentes des « consommateurs » de l’information au sein de l’organisation, insérer des informations qui rentrent dans leur consistance cognitive et pas seulement qui paraissent « pertinentes » pour le veilleur, parait basique mais semble pourtant peu pratiqué…

 

Un ensemble d’approche que je discuterai sur ce blog dans les mois qui viennent. D’ici là, je vous invite à lire les présentations ci-dessous !

 

Et vous, comment abordez-vous votre métier de professionnel de l’information pour les années à venir ? Et comment valoriser l’humain dans des organisations focalisées sur les outils ?!

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 14:04

 

 Marche-erep.gifSi aujourd’hui l’e-réputation cherche encore sa définition (ébauchée scientifiquement, et surtout très présente sur le web par le biais des professionnels), il est clair qu’elle a déjà trouvé son marché et les « business models » qui vont avec. Voici un article (mis à jour) publié dans Archimag il y a quelques mois, et qui revient synthétiquement sur des constats déjà proposés sur ce blog sur le marché de ‘e-réputation en France.

 

 

 

 

 

E-réputation : un objet commercial dès ses débuts

 

S’il fallait tracer rapidement l’histoire de la notion d’e-réputation, nous pourrions citer en premier lieu un article scientifique (McDonald et Slawson, 2000), dans lequel les auteurs mettent en avant la nécessité (sur E-bay) de prendre en compte les évaluations (la réputation en somme) des vendeurs afin d’établir des prix en adéquation avec les attentes des acheteurs. La nécessité d’évaluer, surveiller et gérer sa réputation en ligne revêt donc dès son apparition un aspect commercial…


En France, en 2006, le consultant/blogueur Christophe Deschamps parle lui de « l’indispensable gestion de la réputation numérique ». A la même époque, plusieurs agences spécialisées commencent à lancer leurs prestations de « veille d’opinion » (remplaçant parfois la veille-image déjà existante) et proposent des actions visant à gérer au mieux les avis, commentaires et évaluations produits en ligne par des internautes toujours plus libre de s’exprimer techniquement parlant (le fameux « web 2.0 »).


En parallèle à cela, les outils de veille stratégiques et éditeurs historiques du marché français introduisent peu à peu les plates-formes web à leurs prestations (blogs, forums, réseaux socionumériques, etc.) répondant ainsi à une demande croissante des agences et annonceurs. Suivant le marché anglo-saxon (Trackur, Radian6 par exemple), de nouveaux éditeurs apparaissent en France, proposant des outils de veille dédiés à cette thématique (Synthesio ou TrendyBuzz par exemple).


 

D’une approche artisanale… à une approche industrielle

 

Chemin faisant, l’e-réputation devient à partir de l’année 2010 un réel objet médiatique : presse écrite, radio, télévision, pas un média pour ne pas traiter des risques (souvent individuels) semblent-ils inhérents à l’e-réputation. Cet engouement pour le sujet (généralement présenté par le biais d’épiphénomène anxiogènes – « badbuzz » pour telle entreprise, perte d’un emploi pour telle autre personne), n’est bien entendu pas ignoré par de nombreuses agences web ou entrepreneurs en devenir. Sur ce blog, à tire d’exemple, nous avons par le biais d’une liste d’agences françaises dédiées au sujet, identifié ce phénomène d’accroissement des offres et prestations : d’une quinzaine fin 2008, nous en sommes à près de 180 en 2013 (et surement plus) ! L’éditeur Digimind soulignait d’ailleurs qu’en 2011 le marché de l’e-réputation (prestations et logiciels) représentait près de 190 millions d’euros


Mais comme pour tout marché, qui dit développement, dit normalisation des offres. Après des débuts que nous pourrions qualifiés d’artisanaux (au cas par cas, en fonction des moyens et des objectifs), sont apparues des pratiques « industrielles » : packages, intégration systématique d’une prestation de veille, community management, promesses de chiffres en termes de visibilité, SEO, recours juridiques… Jusqu’à l’apparition de prestation offshore (réalisées à Madagascar ou au Vietnam pour des prix défiant toute concurrence).  Bref, une réponse souvent dénuée de personnalisation permettant d’optimiser au mieux les « jours/hommes » des agences, et répondre ainsi à un besoin de croissance du chiffre d’affaire dans un marché de plus en plus saturé.


Ces approches sont par ailleurs appuyées par certaines « idéologies » fortement relayées par les dites agences, et consistant à résumer un concept aussi jeune que l’e-réputation (sur un support tout aussi jeune : le web) à quelques actions normalisées : gagner en visibilité sur Google (alors que la visibilité est résultante des mouvements d’opinion), nettoyer ou noyer les « mauvais résultats » (discutable d’un point de vue technique comme éthique), analyser les sentiments de manière binaire (positif ou négatif, comme si l’homme se résumait à une si faible complexité)… Le marché de l’e-réputation a ainsi réussit en peu de temps en France à développer ses propres normes, instituer ses propres pratiques et définir des « business models » en adéquation avec ses propres objectifs de croissance.

 

 

Vers une concentration du marché…

 

Au-delà d’une vision micro (le fonctionnement des prestataires) le marché de l’e-réputation peut être vu au niveau global. Et si nous le survolons, nous pouvons nous apercevoir que celui-ci ne déroge pas au fonctionnement d’autres marchés économiques du même type. Il s’agit tout d’abord d’un marché où : on échange de l’attention (celle des internautes), on monnaye de l’influence, l’innovation technologique (chez les éditeurs de logiciel –comme l’analyse automatique de textes) est un facteur fort de différenciation, la législation est en constante évolution pour s’adapter aux pratiques (comme les débats sur les faux commentaires)… Et où l’on peut observer une certaine concentration des acteurs.


Car le marché de l’e-réputation est à la base un marché où se rencontrent plusieurs types d’acteurs : les éditeurs de logiciels de veille, les agences web, de communication, de SEO, etc. Et qui, petit à petit, voit des acteurs dominants racheter les plus innovants ou les mieux placés afin d’offrir à leurs clients des offres intégrées à plus forte valeur ajoutée (et normalisées donc).


A titre d’exemple, au niveau de la veille, nous pouvons citer le rachat de l’éditeur Radian6 par le géant du CRM Salesforce. Nous pouvons aussi nous appuyer sur l’étude de Julien Pierre sur le groupe mondial de communication WPP, qui : possède des agences médias traditionnelles (pour gérer le discours hors-ligne), des éditeurs de logiciels, des entreprises de mesure d’audience (TNS Sofres), des agences web (community management , RP, comme Ogilvy) et des partenariats avec des acteurs dominants du web et inhérents à la « production » de l’e-réputation comme Google. En somme, un groupe pouvant créer, mesurer, gérer et influer sur l’e-réputation d’une organisation, et ce de manière totalement intégrée.


 

… à une bulle 2.0 ?


Cette forte concentration du marché, cette normalisation des pratiques souvent peu remise en question (et en évolution) amène à nous questionner sur le possible éclatement d’une « bulle 2.0 »… ou tout du moins d’une bulle de l’e-réputation !


En effet, qui nous dit que dans l’avenir, Google, Facebook ou Twitter (leviers principaux de la plupart des agences) ne vont pas développer leurs propres outils de surveillance et de mesure des conversations d’internautes ? Notons d’ailleurs que de plus en plus d’éditeurs de logiciels de veille en France sont en difficultés… Là où, à l'opposé, d'autres éditeurs lèvent de fortes sommes (ce qui questionne vraiment les modes de financiarisation et d'investissement dans le secteur).


Si de nombreux prestataires délèguent à l’heure actuelle la mesure de « l’influence » à un outil comme Klout, quelle sera leur valeur ajoutée le jour où les grands acteurs du web proposeront ce type de prestations ? Comment les plus petits prestataires ou les indépendants résisteront-ils face à des consortiums toujours plus gros et diversifiés ? Enfin, comme pour le webmastering il y a quelques années, ou la documentation dans des temps plus lointain, comment résisteront ces centaines de prestataires face à l’intégration de professionnels de l’e-réputation directement dans les services des annonceurs ?


Si certains se tournent de plus en plus vers les petites ou moyennes entreprises, il est à parier que le conseil stratégique issus de l’expérience, de la réflexion voire de la R&D permettront à certains de ces prestataires de tirer leur épingle du jeu. En attendant, espérons que les pratiques liées à l’e-réputation ne cessent d’évoluer pour permettre aux organisations de s’approprier pleinement un objet plus complexe qu’il n’y parait parfois…

 

 

Et vous, comment abordez-vous ce marché ? Quelles évolutions pour l’avenir ?!

Published by Camille A - dans Rayon Actualité
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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 16:45

L’e-réputation est une notion encore jeune. Cependant, 13 ans après son premier emploi dans un article scientifique, il parait intéressant de revenir sur sa jeune histoire. Et cela pour, par la suite, mieux appréhender ses tenants et aboutissants, et surtout continuer à la questionner : car si beaucoup s’accordent à dire que la réputation est une notion essentielle pour mieux comprendre le web et ses jeux d’acteurs, il n’en reste pas moins que du chemin reste encore à faire pour mieux cerner ce concept en devenir. Voici donc un petit résumé (graphique) de cette courte histoire, avec une focalisation sur son développement en France.


Pour commencer voici un peu de « prêt à penser » avec une petite frise chronologique réalisée avec l’outil Easel.ly (qui, pour rappel, ne prend pas en compte les accents). Comme toute « infographie » (qui plus est « historique ») certains choix et raccourcis ont été faits. Notamment sur les dates (par exemple le cas Kryptonite date de 2004, mais il a commencé à être fortement discuté en France en 2006). De plus, même si l’on parle ici de l’approche française, il convient de débuter par les premières recherches anglo-saxonnes sur le sujet.

Pour plus détails, il faut donc lire la suite .

 

Histoire-e-reputation.jpg

 

2000 : première approche scientifique de la « réputation en ligne »

 

Au début de l’année 2000 deux auteurs américains, McDonald et Slawson, produisent le premier article scientifique (à ma connaissance) dédié à la question, et intitulé : « Reputation in an Internet Auction Market » (et dont voici le lien vers la version de 2002).


Dans cet article, les auteurs abordent la réputation en ligne comme une transposition de la réputation : soit la réputation comme un signal permettant de construire la confiance. En l’occurrence, les auteurs s’interrogent sur l’impact de la réputation d’un vendeur sur E-bay dans la fixation des prix des produits que propose ce vendeur. Ils parlent de « scores de réputation » (étoiles, commentaires, historique du vendeur) et voient ces indicateurs comme essentiels à la formulation d’un prix.


Ils en retirent par ailleurs cette superbe équation :

 

Histoire-e-reputation-2.jpg

 

2001 : première apparition du terme e-réputation

 

Si McDonald et Slawson parlent de « internet reputation » ou « online reputation », c’est aux chercheurs Chun et Davies que revient l’emploi pour la première fois du terme « e-reputation » en 2001. Les auteurs soulignent dans leur papier la nécessité pour une organisation de diffuser depuis son site web ses valeurs et autres « signaux de conformité » afin de renforcer ou construire sa réputation par le web (et non pas à proprement parlé sur le web).

 

 

2002 à 2005 : des recherches instrumentales

 

Suite aux premiers articles sur la réputation des vendeurs sur E-bay, de nombreux autres chercheurs (anglo-saxons dans leur grande majorité) vont eux-aussi s’orienter sur ces questionnements : comment développer des systèmes (informatiques) pour mesurer la réputation d’un utilisateur de site de e-commerce ? Comment les vendeurs sur ces sites construisent-ils leur réputation ? Comment assurer la véracité des commentaires sur ces sites ? Comment assurer la confiance en ligne par l’évaluation de la réputation ? Comment établir des classements de ces réputations ?


Bref, des approches instrumentales, dans le sens où elles visent à transposer des notions (réputation, confiance) au web afin d’optimiser les performances marketing et commerciales de sites web. Parmi ces auteurs, on peut citer : Dellarocas, Houser et Wooder, Ducarroz, ou encore Hogg et Adamic…


Notons qu’en France, N. Chazaud commence vers 2005 la première thèse de Doctorat sur le sujet (qu’il soutiendra en 2008), où il s’interroge sur l’apport de la veille stratégique pour identifier les risques de réputation sur le web.


 

2006 : Apparition du terme en France et des premiers cas d’école

 

Suite à ces premières recherches la notion de « web 2.0 » se développe. Et surtout le nombre d’internautes ne fait qu’augmenter avec le déploiement du haut débit. En 2004, la société Kryptonite est la première à faire les frais de cette utilisation accrue du web pour diffuser des informations parfois préjudiciables aux organisations. Histoire reprise en 2006 en France par T. Crouzet sur son blog et qui est aujourd’hui devenu l’un des mythes fondateur de l’e-réputation (un internaute peut faire perdre des millions à une entreprise, alors faites attention)…


Si les chercheurs anglo-saxons restent axés sur la confiance et les échanges marchand en ligne, les professionnels français s’intéressent de plus en plus à l’impact des usages du web social sur la réputation des organisations.


En février 2006, C. Deschamps parlent sur Zdnet de « L'indispensable gestion de la réputation numérique » des organisations et des individus. L’un des premiers articles en France sur le sujet (même si d’autres professionnels s’intéressaient de longue date à la veille image sur Internet par exemple).


Les premiers billets de blogs (ainsi que certaines recherches scientifiques sur le sujet) sont majoritairement orientés vers l’identité numérique. Les premiers prestataires aussi…

 

 

2007 à 2009 : Développement de la notion en France

 

Hormis quelques papiers de recherche sur l’identité numérique donc, la notion d’e-réputation (ce que cela recouvre, comment la mesurer et la gérer, les risques et opportunités, etc.) est développée par les professionnels du web. Cela s’observe à plusieurs niveaux :


==> Multiplication des articles de blogs ou dans la presse en ligne spécialisée. Apparition aussi de blogs spécialisés (dont celui-ci en octobre 2008 ) ;


==> Multiplication des agences/prestataires sur le sujet : d’une dizaine début 2008, j’en compte près de 100 en septembre 2009. Surtout, des pures players arrivent sur le marché avec des prestations 100% dédiées à l’e-réputation (veille, RP, community management, etc.) ;


==> Multiplication des plates-formes de veille exclusivement dédiées à l’e-réputation (avec les indicateurs qui vont avec, et l’opinion mining qui se généralise) ;


==> Apparition des premières offres d’emplois dédiées : consultant ou veilleur en e-réputation ;

 

==> Apparition des premières rencontres de professionnels, avec les barcamps notamment ;


==> Multiplication des cas d’école : Dominos, 3Suisses, Motrin, HSCBC…


Ce qu’il est intéressant de noter (mais j’y reviendrai dans un prochain billet) est que l’e-réputation (tout du moins en France) se construit comme concept uniquement par ses praticiens. Qui, pour la plupart, mettent de côté les précédentes recherches sur le sujet et développent ex nihilo la notion en elle-même. Avec les biais que cela peut entrainer…

 

 

2009 à 2011 : médiatisation du sujet


Souvent de manière anxiogène, mais surtout de façons de plus en plus accrue, les « médias traditionnels » s’emparent de l’e-réputation (surtout des individus) : Le Monde, Le Figaro, Libération, France Info, Culture Pub


Au travers de la problématique du droit à l’oubli, le gouvernement de l’époque s’empare aussi de la question. La CNIL commence elle s’y intéresser, et (tente de) sensibilise(r) les internautes.

Les billets de blog sur le sujet ne sont pas en reste


 

2012 : de l’e-réputation partout

 

En 2012, l’e-réputation, est partout :


==> Dans les offres des assureurs ;


==> Dans les émissions de téléréalité ;


==> Dans la plupart des discours tenus aux « jeunes » ;


==> Dans les écoles supérieures voire les universités ;


==> Dans les normes ;


==> Dans les priorités des entreprises


Bref, la notion est devenue parlante et elle est employée à toutes les sauces. Les organisations commencent à internaliser leurs actions de gestion de l’e-réputation, à normaliser en quelque sorte ces problématiques (via des chartes de bonne conduite sur les médias sociaux par exemple). Ce qui amène par ailleurs les prestataires à s’orienter vers les PME/TPE afin d’élargir leur spectre.


Surtout, de mon point de vue, l’e-réputation est devenue une industrie : acteurs financiers se rachetant les uns les autres pour élargir leur offre, fonctionnement industriel au sein des agences pour mieux maitriser les coûts, production d’indicateurs et de standards de la mesure de l’e-réputation, différenciation par la technologie (outils)…

 

 

2013 : vers de nouveaux questionnements ?


Le problème lorsqu’une notion aussi jeune que l’e-réputation est normalisée aussi vite (et qu’elle n’a pas encore démontrée toute son importance), est que l’on risque de vite tourner en rond. Peut-être n’est-ce qu’un vœu pieux, mais il me semble que 2013 (et ce qui viendra ensuite) est l’année où l’e-réputation commence à être (re)questionnée.


Tout d’abord au niveau du marché : de plus en plus de pures players ferment leurs portes (tout du moins c’est ce que j’ai constaté après le dernier rafraichissement de ma liste d’agences). Faisant ainsi penser à une sorte de bulle qui va bientôt éclater, et qui laissera sur le marché les plus gros acteurs (Publicis, Omnicom, etc.) et les quelques professionnels ultra-spécialisés. De plus, de nouveaux outils intégrant de nombreuses fonctionnalités (veille, community management, opinion mining, cartographie, « big data ») permettent de ne plus avoir recours à des prestataires opérationnels pour une gestion quotidienne (sans compter que les prix de ces plates-formes ne font que diminuer avec le temps).


Du point de vue de la recherche (française), le premier colloque sur l’e-réputation organisé il y a quelques semaines laisse présager des avancées intéressantes à venir. Que ce soit conceptuellement (déconstruire cette notion en lui enlevant ses aspects purement commerciaux), méthodologiquement ou techniquement (opinion mining, cartographie, analyse de l’influence). Sans compter que plusieurs thèses sur le sujet (ou des sujets connexes) vont voir le jour cette année…

 

 

Au final…

 

Tracer l’historique d’une notion comme l’e-réputation est parfois futile, souvent mouvant, et quoi qu’il arrive partial. Cependant, il me semble que cette rapide mise au clair peut éviter à l’avenir une certaine stagnation des réflexions et des avancées sur ce sujet.


D’un point de vue business, croire que les organisations en resteront là et ne chercheront pas à sortir du traditionnel carcan « veille-community management »  me semble bien péremptoire. Qui plus est quand la seule motivation repose sur la peur ou sur des épiphénomènes érigés en cas d’école.


Plus globalement, il reste de nombreux sujets à aborder, de nombreux aspects seulement survolés à creuser, et un réel travail sur la notion en elle-même à effectuer. Mais pour ça, on a encore le temps

 

Et vous, quels événements « historiques » associez-vous au développement de l’e-réputation en France ? Que rajouteriez-vous à cette frise chronologique ?

 

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 09:00

Aliaz Jeu-concours loltoshopPour les 4 ans (déjà!) de ce blog, pour noël, et parce que vous le valez bien, je vous propose un petit jeu concours mitonné par le seul et unique Modérateur dans le cadre du développement de la plate-forme de gestion de votre identité numérique Aliaz, en collaboration avec 11 autres (fameux) blogueurs. Plein de cadeaux (et pas des portes-clés) à gagner en faisant fonctionner vos méninges!


 

 

Le principe


Il s’agit d’un questionnaire axé sur la « blogosphère  high-tech ».


Dans le widget présent à la fin de ce billet vous trouverez 12 questions qui correspondent aux 12 mois de l’année.  Pour chaque question posée, la réponse se trouve dans l’un des blogs particpant au jeu, soit : www.blogdumoderateur.com, www.weblife.fr, www.fredzone.org, www.blog-nouvelles-technologies.fr, www.begeek.fr, http://blog.websourcing.fr, http://publigeekaire.com, www.autourduweb.fr,www.presse-citron.net, www.mycommunitymanager.fr, www.plugngeek.net, et celui-ci bien entendu.

 

Ne vous inquiétez pas, des indices sont là pour vous orienter.


Une fois que vous avez (bien) répondu aux 12 questions, un tirage au sort a lieu. Et pour être sûr et certain que tout le monde à une chance de gagner : un tirage au sort a lieu pour chaque blog ET pour l’ensemble des participants (tout blog confondu) !

 

 

Le plus important : ce qu’on gagne

 

Là, Aliaz ne se moque pas de vous (sinon vous pensez bien que j’aurai refusé ce jeux comme tout bon blogueur à l’égo fatalement démesuré), les cadeaux à gagner sont :


==> Une Ferrari aux couleurs du blog du Modérateur (on me dit en fait que c’est pour l’année prochaine)


==> Une tablette Google Nexus 7 pour l’un des participants sur CaddE-Réputation (je pourrai vous la dédicacer… ou pas) ! Et pour chaque autre blog bien entendu : vous pouvez donc multiplier vos chances en jouant sur plusieurs blogs


==> Un bon d’achat de 1000€ (oui, mille, vous avez bien lu) pour un joueur parmi l’ensemble des joueurs


==> 50 comptes Aliaz VIP, là aussi à partir d’un tirage au sort dans l’ensemble des joueurs


Bref, cette année le père noël est loin d’être une ordure !


Une fois joué, vous recevrez un mail de confirmation. Comme il se doit (mais il se fait peu) les données que vous fournissez pour participer (nom et e-mail) ne seront pas conservées par la suite.


Le concours à lieu du 3 au 23 décembre, donc foncez ! Il vous suffit de cliquer sur l'image ci-dessous qui vous ouvrira une pop-up avec accès au widget! Bonne chance 


 

Aliaz-Jeu-concours.jpg

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:27

 

La-marque-face-aux-bad-buzz.jpegCrise, bad buzz… Les exemples sont nombreux sur le web, et relèvent souvent d’une appréhension trop rapide du terrain. En quoi la gestion de l’e-réputation influe-t-elle sur la communication de crise ? Et inversement ? Voici des pistes de réponses issues d’une interview donnée récemment pour le nouveau livre d’Antoine Dupin et Ronan Boussicaud.

 

Avant de restituer l’interview en elle-même, une rapide présentation de « Tout savoir sur... La marque face aux bad buzz » s’impose ! J’ai reçu ce livre ce week-end, et m’intéressant à la communication de crise depuis quelques années (au-delà du web) j’avoue que le point de vue de ces deux pros/blogueurs dont je lis chaque billet m’intéressait fortement.


Pas mal de bouquins sur le sujet sont souvent très (trop) pratiques (les approches en 10 points, etc.), ou ne font que lister des cas, et peu essayent de questionner les mécanismes en eux-mêmes et fournir de la matière à penser à leurs lecteurs, plutôt que de la matière à appliquer telle qu’elle (ce qui se relève souvent illusoire).

  Pour tout vous dire, le dernier livre m’ayant marqué sur le sujet est celui de Michelle Gabay « La nouvelle communication de crise »… sorti en 2001 (et que j’ai lu 2 ou 3 années plus tard)… Bref, ça faisait longtemps !

 

Et là, j’avoue avoir été assez surpris : le livre d’Antoine et Ronan est bien avancé sur le sujet. Certes, il manque certaines études ou définitions plus précises, en provenance de chercheurs, sur l’influence notamment (mais c’est un « biais » pour de nombreux pros, des chercheurs comme Watts par exemple étant en pointe mais jamais cités), mais là c’est juste pour souligner ce que j’aimerai lire 

Bien avancé, car les deux compères prennent le temps de détailler les termes ou concepts qu’ils manipulent, ils font références non seulement à des cas venant illustrer leurs propos, mais aussi à certains aspects hors-ligne de la communication ou du marketing, parfois ignorés dans certains livres « pure player ». De plus, le livre amène à réfléchir à une stratégie, plus qu’il ne donne des « bonnes recettes », ce que je prône depuis longtemps sur ce blog…


Enfin, ils ont su faire appel à d’autres pros dont les interviews méritent le détour, comme Cyroul, Grégory Pouy, etc. Bref, un livre à avoir pour mieux comprendre ce que communication de crise sur le web signifie, et à garder sous la main ensuite pour consolider ses stratégies.

En espérant que l’interview ci-dessous vous donne envoie d’y jeter un œil

 

 

La réputation numérique des entreprises est-elle née d'une nécessité ou d'un devoir ?

 

La réputation, en ligne ou non, a toujours existé. Le fait d’évaluer une entité, d’exprimer une opinion voire une opinion sur l’opinion, n’est pas né avec le web. Ce qui différencie principalement aujourd’hui la réputation sur le web de celle hors-web est que l’on peut voir, lire, appréhender les opinions exprimées.


Gérer sa réputation en tant qu’entreprise a donc toujours été une nécessité. Et cela l’est encore plus dans un environnement ultra-concurrentiel où la prise de décision du consommateur se fait dans un brouhaha d’informations, de commentaires, de données en tout genre. La nécessité de faire un choix passe donc par l’appui de certains marqueurs prescriptifs aujourd’hui clairement visibles sur le web : les like, tweets, notes, commentaires, etc. Marqueurs qui au final traduisent ce que les autres internautes « pensent » de l’entreprise ou de ce que les plates-formes web traduisent des activités des activités en ligne de ces entreprises.


Ne pas prendre en compte ces formes d’évaluations revient à avancer les yeux fermés dans un environnement numérique en constant changement. Au-delà de certains impacts clairement visibles sur le chiffre d’affaires par exemple, prendre en compte sa réputation en ligne permet de mieux saisir le contexte dans lequel l’entreprise va communiquer.

 

 

Quels sont les risques inhérents à la réputation numériques après une communication de crise ?


Après une communication de crise, les risques sont multiples. L’un des plus importants est de ne pas avoir répondu aux attentes de tous ses publics. En effet, la réputation n’est pas globale : chaque individu, chaque groupe aura une perception différente d’une même situation. Ne proposer qu’un seul message, ne pas s’appuyer sur les codes propres à chaque communauté/réseau que l’on souhaite cibler amène le risque de voir sa communication sans effet.


Ensuite, on ne maitrise pas sa communication. Les informations ou contenus diffusés ne vont pas s’arrêter aux cibles premières de la communication. C’est dans la reprise, la rediffusion à d’autres publics que ceux visés par la communication de crise qu’un risque potentiel peut apparaitre. Ce qui rassurera l’actionnaire pourra à l’inverse inquiéter un fournisseur. Ce qui répondra aux craintes d’une catégorie de clients  viendra peut-être perturber la perception d’une autre catégorie. Etre attentif au fait que la déformation du message inhérente à sa transmission et à son adaptation au contexte de chaque communauté n’est pas préjudiciable au discours global voulu par l’entreprise est nécessaire.


Enfin, une crise (d’un point de vue de la réputation) est un changement net de la perception qu’un groupe aura de l’entreprise.  Il est donc nécessaire d’une part d’identifier les différents groupes et la façon dont ils perçoivent ce qui est critique dans les actions ou les discours de l’entreprise. Et d’autre part de prendre en compte après la crise et la communication qui l’accompagne que le jugement que porteront ces groupes seront empreints de l’expérience qu’ils viennent de vivre ou dont ils ont eu l’écho.

 


Quels peuvent-être les effets secondaires d'une communication de crise sur la réputation numérique d'une entreprise ?


Les effets secondaires peuvent donc être une non-compréhension du message véhiculé par l’entreprise pour endiguer la crise par une partie de son public. Ainsi que la nécessité de réadapter son discours, de redéfinir les connaissances à partir desquelles les internautes vont juger les actions futures de l’entreprise, leurs points de repères. Car c’est là que le web joue un rôle intéressant : il mémorise et rend visible certains faits « historiques ». Ne pas prendre en compte ces faits par la suite, ne pas prendre conscience qu’au-delà de la mémoire des individus celle du web est existante, amène le risque d’être en décalage avec les attentes des internautes.

 


Quelles stratégies les entreprises peuvent-elles adopter afin d'améliorer leur e-réputation ?


Les stratégies se trouvent à plusieurs niveaux.


Niveaux 1 : le fonctionnement interne de l’entreprise. Si l’on vend un mauvais produit, si l’on a un service défectueux, ou encore un disfonctionnement récurant dans certains de ses process, alors très clairement les retours d’expérience des clients (ce que cherchent majoritairement les internautes avant d’acheter) ne pourra être que négatif. La réputation dépend des actions de l’entreprise, autant que celles-ci soient en adéquation avec l’image que l’entreprise souhaite renvoyer (fiabilité, écoute, réactivité, etc.).


Niveaux 2 : l’appréhension de l’environnement. Le web peut être vu comme un territoire de communication très particulier… Puisqu’il regroupe en lui-même de multiples territoires, avec des codes, des rites, des formes d’interactions bien particuliers. Vouloir s’exprimer sans prendre en compte les points de repères de l’internaute (ce sur quoi il se base pour évaluer le discours et les actions des entreprises) revient à prendre le risque de ne pas être compris, d’être en décalage. S’inspirer de l’existant, du contexte où l’on souhaite développer ses « valeurs » d’entreprise, est nécessaire pour instaurer un dialogue (la communication passant par la compréhension de l’autre, ici l’internaute).


Niveaux 3 : le développement de sa présence par la communication. Définir sa présence sur le web (quel message, sur quel plate-forme, avec quel régularité, quel public, etc.) est ensuite l’étape essentielle. Cela passe par une communication choisie en fonction des publics, la diffusion de contenus avec une réelle valeur ajoutée (ne pas faire une vidéo pour faire une vidéo par exemple), la mise en place d’espaces pour interagir avec le public si cela est nécessaire. Bref, le développement et la mise en place d’une réelle stratégie de communication prenant en compte les spécificités du web.


Niveaux 4 : le CRM. Enfin, si la réputation émerge des relations que l’on a avec son public, il parait nécessaire de définir la manière dont l’on va interagir avec ce public : de manière directe ? Sur un support développé par l’entreprise ? Par le biais d’un community manager ou directement avec les services de l’entreprise ? Une approche qui ne doit pas être une priorité mais une conséquence de l’observation de l’environnement aussi bien qu’une partie intégrante de la stratégie de communication.


Au final, chaque niveau doit ensuite interagir pour enrichir l’autre : le CRM doit impacter le fonctionnement de l’entreprise, l’environnement la communication, la communication le CRM, etc.


 

Penses-tu que les entreprises ont suffisamment intégrées ces différents niveaux dans leurs plans de crise ? 


Sans avoir une connaissance de tout ce qui se fait à ce niveau, par expérience je vois que les étapes de remise en question du fonctionnement interne et de connaissance de l’environnement sont trop souvent délaissées. Les entreprises ont tendance à créer des profils pour créer des profils, à embaucher un community manager pour entretenir ces dits-profils ou répondre de manière plus ou moins aléatoire aux internautes.


Cela peut marcher avec des entreprises qui ont un fort « capital marque » (et qui vendent du sucre ou du rêve par exemple). Pour le autres, bien souvent, le web se résume à un canal de communication de plus, et elles n’exploitent pas assez la richesse en termes de connaissances et d’informations dont le web recèle. Ce qui est dommage d’un point de vue du développement tout d’abord. Ensuite, cela amène souvent l’entreprise à changer continuellement son fusil d’épaule, à ne pas travailler sur le long terme mais en « mode campagne » avec plus ou moins le risque de voir apparaitre… une crise.

 

 

Une bonne réputation numérique met-elle à l'abri d'un bad-buzz ?


Non, puisqu’une réputation est mouvante et, comme je le soulignais plus haut, elle est différente en fonction des groupes voire des individus. Au mieux, la défaillance amenant la crise peut être perçue comme temporaire ou comme non-volontaire. Au pire, cela crée justement une forte déception puisque l’entreprise avait bonne réputation.



Le rôle de l' e-réputation se joue-t-il lors d'un contexte particulier ou d'un ensemble historique ?

 

L’e-réputation se constitue au fil du temps, des échanges, des discours et des actions de l’entreprise. L’e-réputation est un état de fait : à tel moment, dans tel contexte, pour tel public, pour tel produit/service/action de l’entreprise, les opinions et évaluations qui en sont faites sont celles-ci. C’est donc un ensemble historique qui prend du sens dans un contexte. Plus clairement : l’expérience que j’ai vécue avec cette entreprise prendra du sens lorsqu’un internaute se trouvera confronté à une expérience similaire. Le fait de partager mon expérience (ou la connaissance que j’ai en provenance d’un proche par exemple) pour répondre à une attente clairement identifiée n’aura pas le même impact que si je la partage hors-contexte.

 

L’e-réputation est un marqueur prescriptif jouant fortement dans l’établissement d’une relation (entre une entreprise et un client dans notre cas). Savoir mettre en avant tel ou tel marqueur au bon moment (ou essayer de le générer) est donc à définir en fonction des stratégies des entreprises.


 

Penses-tu que les entreprises ont suffisamment intégrées cette phase dans leurs plans de crise ?


Les entreprises semblent aujourd’hui chercher à identifier une e-réputation globale, qui appuierait leurs stratégies à tout moment, dans tous les contextes possibles, pour tous les publics. Encore une fois, définir le contexte dans lequel l’entreprise va s’exprimer ou agir, et dans lequel elle va être ensuite évaluée est essentiel. Cela est plus long, plus complexe, mais in fine beaucoup plus efficace sur le long terme. Car il serait illusoire de croire que le web va disparaitre comme il est apparu. Au-delà des effets de mode, des discours et recettes toutes faites, une approche plus artisanale me semble nécessaire.

 


Quels conseils donnerais-tu à des entreprises souhaitant améliorer leur réputation numérique ?


En termes de conseils, et pour ne pas être trop redondant avec les questions précédentes, je dirais qu’une mise à plat de ses stratégies (marketing, commerciales, communication, etc.) est une première étape incontournable. Dupliquer à l’identique ce qui se fait hors-web est généralement une erreur.

Ensuite, et à l’inverse, prendre en compte que chaque entreprise part avec un capital réputationnel acquis hors-web et que celui-ci va en partie conduire l’expression des opinions des internautes. Bref : aborder Internet comme un moyen de se reconnecter avec son public, de comprendre ce qui motive ses prises de position face à l’entreprise afin d’affiner au mieux les relations que l’on souhaite y développer.


 

Et vous, quels liens faites-vous entre e-réputation et communication de crise ?!

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 11:49

Hier, j’étais à l’Erepday organisé à Mulhouse par Blueboat. J’y ai présenté certaines réflexions issues de mes recherches et pratiques sur l’e-réputation. Voici donc d’une part la présentation de cette conférence, mais aussi la vidéo de mon passage.

 

Avant toute chose je tiens à souligner que l’Erepday est réellement un évènement de qualité : près de 300 participants, des conférenciers qui ont présenté des approches fouillées et pertinentes, une organisation calée au millimètre… Et le tout à Mulhouse, et gratuit ! Bref, certains événements du web qui ont tendance à tourner un peu en rond dans la capitale devraient s’inspirer de la dynamique mise en place par les organisateurs de l’Erepday (mais je dis ça, je ne dis rien ).

 

Voici donc la présentation et, chose rare, une vidéo (de plutôt bonne qualité) tournée par un spectateur !

 

 

 

 

Et la vidéo donc :

 



 

Enfin, pour aller plus loin, voici les articles de blogs d’où sont issues certaines réflexions présentées ici (voire certaines slides prises dans des présentations ultérieures) :


=> L’e-réputation globale n’existe pas


=> Vers une dictature des filtres et des Big Data ?


=> E-réputation : pourquoi l'analyse des sentiments ne sert à rien ?


=> 5 approches pour écrire un article sur l’e-réputation

 

 

Et bien entendu, les commentaires vous sont ouverts!

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 12:05

Veille-de-demain.jpgLa veille stratégique est aujourd’hui fortement impactée par les évolutions des technologies et des usages web. Dans le cadre d’une conférence à l’AFCCI j’ai présenté certains des enjeux possibles liés à ces évolutions. Voici donc le support de cette conférence, ainsi que le livre blanc sur les tendances des outils de veille pour 2012, réalisé par les étudiants de l’ICOMTEC.

 

Cette présentation s’appuie bien entendu sur certaines réflexions développées ici, à savoir :


==> L’hégémonie des filtres, API et Big Data


==> L’évolution du métier de veilleur (certaines slides sont directement issues de cette présentation)


==> Le concept d’agent-facilitateur que je développe pour mes recherches

 

Cette présentation choisit de s’axer d’une part sur la veille web (car rappelons que la veille ne se limite pas à Internet), ainsi que sur les usages plutôt que les outils.


Pour la partie outil, je vous invite à lire ci-après le livre blanc réalisé par les étudiants de l’ICOMTEC.

 

Bonne lecture

 

 

 

 

 

Quels outils de veille pour demain ?

 


Pour la partie outil, voici ci-dessous un livre blanc réalisé par les étudiant de Master 2 IECS de l’ICOMTEC, sous la direction d’Aref Jdey (et que j’ai préfacé).


Ce livre blanc s’axe sur 5 modifications à venir des outils de veille professionnels : l’intégration des réseaux sociaux, la portabilité des solutions de veille, l’intégration du temps réel, le multilinguisme et l’analyse des sentiments.


Bref, une focalisation intéressante et bien faite sur les outils, qui ne doit pas pour autant omettre les aspects plus managériaux inhérents aux pratiques de veille.

 

Bonne lecture !

 

Livre blanc quels outils de veille pour demain promo 16 icomtec intelligence economique

 

Et pour vous : quelles sont les évolutions qui vont impacter la veille ?Quels enjeux sont les plus importants ?

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 10:25

Developper-presence-internet.jpgDavid Fayon et moi-même venons de publier aux éditions Dunod l’ouvrage Développer sa présence sur Internet : concevoir et déployer une stratégie sur les médias sociaux. Destiné aux organisations souhaitant se lancer sur le web dit social, il sortira le 11 janvier en librairie (et vente en ligne). Voici la présentation de ce livre, ainsi qu’un petit jeu-concours pour en gagner deux exemplaires !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors que dire sur ce livre pour vous donner envie de le lire (ou de le prescrire ) ?...

 

Tout d’abord, les liens pratiques :


==> La présentation sur le site de l’éditeur


==> Un lien vers Amazon

 

 

La genèse : concept/sujet du livre

 

Suite à la demande des éditions Dunod et la proposition de David, je me suis donc lancé dans l’écriture d’une partie de ce livre. Exercice sur lequel je reviendrais surement tant la différence entre l’édition libre sur le web et la (bonne vieille) édition papier est un gouffre dans lequel on peut se perdre rapidement.


Il ne s’agit pas exactement d’un livre reprenant fidèlement mon blog (désolé pour le titre aguicheur ), mais vous y trouverez cependant de nombreuses réflexions et conseils pratiques développés ici !

 

Bref : pourquoi (encore) un livre sur les médias sociaux ?


Parce que, tout d’abord, encore beaucoup de chefs d’entreprises, de professionnels, d’étudiants préfèrent avoir un livre sous la main que se référer à une multitude de sources sur le web.  Et surtout, dans le cas de Développer votre présence sur Internet, l’idée est de se restreindre à l’idée de présence…


Car la présence (choisir ses publics, les bonnes plates-formes, mettre en adéquation web et hors-web, etc.) est la base du développement des activités d’une entreprise sur le web. Car la présence doit être en adéquation avec l’identité de l’entreprise. Car la présence permet par la suite de s’approprier les usages du web et ainsi réfléchir à des stratégies plus poussées. Parce qu’enfin, la présence demande avant tout de définir « ce que l’on veut » et permet par la suite d’identifier ce « que l’on peut » réellement faire.

 

Et pour définir ce que l’on veut il faut tout d’abord commencer… par se questionner.


 

Ce livre traite donc de stratégie ! Je n’avais pour ma part pas envie d’écrire un énième livre sur « comment faire à la lettre ?» (créez votre page Facebook en 12 étapes, ou customisez votre compte Twitter en 5 clics) alors qu’au fil de mes nombreux échanges je me suis aperçu que la question la plus récurrente était « pourquoi et pour quoi faire ? ».


Ce livre présente bien entendu des aspects pragmatiques : réaliser une veille, comment aborder un blogueur, lancer une vidéo, préparer un jeu-concours, etc. Mais il repose surtout sur une série d’interrogations, visant à permettre à chaque entreprise de définir sa propre stratégie en fonction de ses attentes, besoins, de son identité…


Pas de réponses à des questions que l’on ne se pose pas donc, mais des apports pour définir ses objectifs stratégiques (tels certains billets sur ce blog, comme 27 questions pour penser sa stratégie d'e-réputation ).


 

Un livre pour qui ?

 

La demande de l’éditeur portait sur les PME voire les TPE. Concrètement, ce livre s’adresse :


==> Aux personnes souhaitant lancer une nouvelle activité/entreprise, et s’appuyer sur le web social


==> Aux entreprises ne voulant pas se jeter tête baissée et ne souhaitant pas sur-investir dans leurs stratégies web (pour commencer)


==> Aux professionnels de la communication ou encore du marketing, dans des grands groupes ou non, et voulant définir leur stratégie globale sur les médias sociaux, ou encore certaines actions précises


==> A toutes les personnes qui ne se demandent pas « pourquoi aller sur le web 2.0 ?» mais « pourquoi mon entreprise y aurait sa place ?» et « comment penser cette présence ? ».

 

Après, et je le dis crument , ce livre intéressera peut être moins sur certains aspects les professionnels/geek et autres addictes des articles de blogs, tweets, ou conférences sur le sujet. Cependant, certains aspects sur la veille par exemple (chapitre que j’ai développé et qui synthétise mes années sur ce blog) ou encore sur la gestion de projet (spécialité de David) peuvent bien évidemment intéresser les plus aguerris d’entre vous ;-).

Pour résumer : un ouvrage de vulgarisation, mais par la question et la réflexion (modestement, hein ) !

 

 

Un livre avec quoi dedans ?

 

Plein de mots pas compliqués, de jolis schémas et graphiques, d’interviews en tout genre…

Le tout dans des chapitres suivant globalement un cheminement logique (que j’utilise d’ailleurs pour mes cours ou formations par exemple) :


==> Chapitre 1 : Le web, pour quoi faire ?

Où l’on parle de développement du web social et des réseaux, d’attention, de temps réel, de recommandation sociale, d’identité numérique (de marque et des collaborateurs)…

 

==> Chapitre 2 : La stratégie de veille

Où l’on parle de veille : l’intérêt de comprendre son public et ses usages, la mise en place d’une stratégie, le choix et l’utilisation de certains outils… Et bien entendu : l’e-réputation !

 

==> Chapitre 3 : Etre visible et attirer l’attention

Où l’on présente l’intérêt du SEO, le fait que le contenu est roi, que la diffusion de ce contenu se doit d’être réfléchie en fonction de son public… En résumé : le web permet de gagner en visibilité, le tout étant d’être visible pour les bonnes personnes !

 

==> Chapitre 4 : Etre audible, canaliser et animer les conversations

Attirer l’attention est une bonne chose, la canaliser en est une autre. Comment intervenir dans une communauté ? Comment développer et animer sa propre communauté ? Vous avez dit Social CRM ? Bref, être présent sur le web social ne peut se faire sans une forme de dialogue, le tout étant de définir ici aussi la manière de dialoguer en fonction de ce que l’entreprise a à dire (et peut dire).

 

==> Chapitre 5 : Les coûts d’une présence numérique

Car qui dit entreprise, dit ROI. Si la question du retour sur investissement dans les médias sociaux est loin d’être tranchée, le livre préfère s’appuyer sur la recherche de l’adéquation entre objectifs commerciaux hors-web et bénéfices mesurables d’une présence. Ainsi que globalement, l’impact du développement du web dans l’entreprise (2.0) et de la manière de gérer au mieux l’irruption des technologies et usages au sein de l’organisation.

 

==> Chapitre 6 : Le futur commence déjà

Après avoir défini une stratégie de présence, l’avoir mise en place et gérée au quotidien, pourquoi ne pas s’intéresser aux technologies qui montent (SoLoMo ?) : géolocalisation, réalité augmentée, social shopping… Un ensemble de technologies et d’usages à identifier et penser dès maintenant !

 

 

Au-delà du contenu même de l’ouvrage (que je vous laisse découvrir donc), un livre avec qui ?


De nombreux professionnels nous ont fait le plaisir et l’honneur d’apporter certaines de leurs réflexions aux sujets traités : Pierre Chappaz (patron parmi tant d’autres choses d’E-buzzing/Wikio) qui a préfacé l’ouvrage, Grégory Pouy sur l’apport des communautés web, Anthony Poncier sur l’entreprise 2.0 et le social CRM, Frédéric Martinet pour la veille, Julien Pierre sur l’identité numérique des collaborateurs, Emilie Ogez sur la veille et l’e-réputation, l’incontournable Flavien Chantrel sur le community management ainsi qu’Alexandre Commergnat, Mickaël Réault pour le ROI… Et bien d’autres !

 

 

Qui dit web dit participatif, merci donc à tous ces professionnels d’avoir apporté leur contribution !

 

 

 

Deux exemplaires à gagner

 

Un beau cadeau vaut mieux qu’un long discours, voici donc un petit concours pour gagner cet ouvrage.


Deux possibilités :


=> Une personne ayant tweeté cet article sera tiré au sort (de mes blanches et innocentes mains à l’aide d’un petit script) et recevra un exemplaire dédicacé (là aussi de mes mains)

 => Une personne ayant laissé un (gentil et admiratif si possible) commentaire sous ce billet recevra aussi un exemplaire

 

Ce petit jeu à lieu du 10 au 17 janvier (résultats mardi prochain en somme). A vos tweets et commentaires :-)

 

 

Au final…

 

Un livre pour penser sa stratégie, pour affiner ses pratiques de veille, pour se questionner sur l’apport des médias sociaux à son entreprise, pour développer son business… En résumé : un livre à mettre entre les mais des entrepreneurs et professionnels souhaitant faire faire le premier pas à leur entreprise sur le web social... Ou redéfinir leur présence en ligne !

 

Et pour devenir fan (et obtenir des infos complémentaires), David à lancé une page Facebook!


 

 

N’hésitez pas si vous avez des questions ?!

 

Et… Bonne lecture 

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Le nouveau blog!

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